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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 16:53

Cette fois, je suis vraiment en retard pour raconter mon voyage en Arménie. Mais bon, j'ai eu d'autres choses à faire. Là, c'est la bonne, je m'y mets.  

L’Arménie, en forme longue la République d'Arménie, en arménien Hayastan, Հայաստան et Hayastani Hanrapetut’yun, Հայաստանի Հանրապետություն, est un pays du   Caucase sans accès à la mer. Cette ancienne république soviétique a des frontières terrestres avec la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord, l'Azerbaïdjan à l'est et l'Iran au sud. Bien que située en Asie, l'Arménie est considérée par certains auteurs comme faisant culturellement, historiquement et politiquement parlant, partie de l'Europe. Elle est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l'ONU, le Conseil de l'Europe, la Communauté des États indépendants, etc. Elle est aussi un membre permanent de l'organisation internationale de la francophonie.

Avec un riche héritage culturel, elle est une des plus anciennes civilisations au monde. Bien que l'Arménie soit un pays constitutionnellement séculier, la religion chrétienne joue un rôle important, comme le montre le fait qu'elle soit la première nation à adopter le christianisme comme religion d'État en 301.

Avant de commencer, je m'excuse pour tous ceux qui me liront et qui connaissent l'arménien. Ma retranscription des lieux et villes n'est peut être pas exacte.

Ce voyage a eu lieu début juin 2009, du 31 mai au 07 juin.

Le voyage en avion a été un peu long. Départ de Strasbourg à 15h00. Arrivée à l'aéroport de Bâle Mulhouse à 17h15.

A 19h20, envol pour Vienne étape du voyage. Le vol se déroule sur un CANADAIR d'Austrian Airlines. Comme d'habitude repas à bord, enfin un demi sandwich et un gâteau. C'était ni bon ni mauvais,

Arrivée à Vienne à 20h30. Repas « gastronomique » à l'aéroport : panini salami et zucchini. Pas mauvais, pour une cafétéria d'aéroport. Les choses sérieuses commencent à 21h50, embarquement direction Erevan. 22H30 décollage, arrivée à 4h30.

Et là le choc, une organisation comme j'en avais peu vu. A la descente de l'avion, on est laissé sans information, non je suis mauvaise langue, il y avait des panneaux en arménien. Pas de message en anglais, allemand ou français. Après un gros moment de flottement, tous les touristes comprennent petit à petit qu'il faut d'abord faire du change avant de s'enregistrer au visa puis direction la douane, où crise sanitaire oblige on passe devant un détecteur thermique puis à la douane selon un numéro qui a été attribué je ne sais comment. Mais bon, on avance quand les gentils personnels de douane nous le disent.

On trouve le guide et on rejoint l'hôtel Aviatrans.

Hôtel charmant, très bien situé au centre d'Erevan, comme on va le découvrir après (on est à 5 minutes à pied de la place de la République).

La nuit fut courte : de 7h00 à 9h30.

A 10h00, l'hôtel nous sert un petit déjeuner : fruits, tomates, concombres, cerises, prunes vertes, pâtisseries, saucisses, fromages et des roulés sucrés au fromage.

La cuisine de l'Arménie et de sa diaspora est riche de par sa diversité qui s'est forgée au cours de l'Histoire. Tantôt influencée par le Moyen-Orient, tantôt par la Grèce et l'Iran cette cuisine a également influencé celle des pays avoisinants, notamment la Syrie et le Liban.

L'Arménie a une cuisine peu variée, principalement à base de poissons et de brochettes de viande. Le poisson est le plus souvent grillé et servi avec des légumes ou du riz. Les brochettes sont à base de poulet, de bœuf, d'agneau voire de porc — haché ou entier — et accompagnées de riz . Par ailleurs, la spécialité nationale est le khach (խաշ), sorte de potée de pieds de bœuf bouillis et assaisonnés au service. Ce plat de la région de Shirak n'est consommé qu'en hiver en Arménie (alors qu'il l'est toute l'année en Géorgie). On consomme aussi des cornichons avec les repas, notamment du chou. À chaque repas, les Arméniens aiment boire du tan (équivalent du dugh iranien et de l'ayran turc). Le café arménien est très réputé. Le thé se consomme plutôt vers le sud de l'Arménie, proche de l'Iran.

La cuisine de l'Arménie occidentale (pratiquée en diaspora depuis le génocide arménien) est à rapprocher de la cuisine turque, libanaise et grecque. En entrée, on y mange souvent des mezzés dont du houmous, moutabal, böreks, dolmas, etc. Les repas commencent souvent avec un plat de légumes crus : concombres, radis, salades, tomates, etc. Le plat principal peut, comme en Arménie, être à base de brochettes accompagnées de riz pilaf. Cependant, des plats plus longs à préparer (parfois jusqu'à une journée) sont très appréciés. Ainsi le su-börek, sorte de lasagnes au fromage et au persil, les mantis, petits raviolis de viande, les koftas ou la moussaka font partie des plats traditionnels.

Les plats sont accompagnés de lavash, le pain traditionnel arménien.

Les desserts arméniens sont à rapprocher des desserts orientaux en général : baklavas, kadayifs, loukoums, etc.

L'aventure commence.

Nous sommes donc le 1er juin.

Départ de l'hôtel à 11h15, Traversée d'Erevan direction le monastère rupestre de Keghart. La route est superbe et pleine de soleil. On traverse la chaîne de Kéghan. On s'arrête à l'Arc de Tcharènts pour admirer la vue sur le mont Ararat.

Yéghiché (Élisée) Tcharents (en arménien Եղիշե Չարենց, Tcharentssignifiant « de ce qui est mal » en grabar), né Soghomonian, le 13 mars 1897 à Kars et mort le 29 novembre 1937 à Erevan, est un poète arménien. Il est considéré comme le pèrede la littérature de l'Arménie moderne.

Sur la route entre Erevan et Garni, à 28km de la capitale, un monument a été dédié au poète en 1960 : « L'Arc de Tcharents ». Il est construit dans un endroit magnifique pour son point de vue panoramique dominant la plaine de l'Ararat, et « c'est sur ce promontoire que le poète aimait à venir », souvent pour méditer, selon les Erevanais. En 1975, sa maison à Erevan, au 17 avenue Mesrop Machtots, est devenue un musée, grâce à ses deux filles : Arpénik, née en 1932 et décédée en 2008, et Anahïte, née en 1935. Dans un poème-codé écrit à l'heure noire du soviétisme, Tcharents avait laissé un inactuel et courageux message pour les temps à venir : « Peuple arménien, ton unique salut est dans ta force d'unité ».

Au monastère, on voit nos premiers khachkars (croix en pierre).

Les khachkars constituent un grand pan de la culture arménienne, et y sont très répandus.
Les croix de pierre ou khachars (‘khach’ signifie croix, ‘kar’ signifie pierre), représentent un symbole de la nouvelle foi arménienne. Les khachkars gravés étaient utilisés dans les églises, les monastères, et les cimetières et même parfois insérés dans les murs de certains édifices.

On déjeune à Garni dans une auberge : en entrée taboulé, salade choux carottes, tomates concombres, des herbes fraîches, des fromages et du pain arménien. Le plat est composé de brochettes d'agneau grillée avec des pommes de terre grillée. En dessert un gâteau.

L'après midi se poursuit par la visite du temple de Garni (temple grec) avec les bains, le catholicos. De là, la vue est superbe sur la vallée et les orgues basaltiques.

Garni (en arménien Գառնի; jusqu'en 1936 Bash-Gyarni) est une communauté rurale du marzde Kotayk, en Arménie. Elle compte 7 624 habitants en 2008.

Le site du temple païen de Garni y est situé, au sein de la réserve d'État de la forêt de Khosrov sur les contreforts méridionaux de la chaîne volcanique du Gegham.

La forteresse, signalée par Tacite sous le nom de Gornéa, est construite sur une plate-forme formant un promontoire entouré de falaises d'une hauteur de 100 mètres qui dominent la vallée du torrent Azat ; elle existait déjà au paléolithique comme le prouve des objets retrouvés lors des fouilles. Les remparts datent de l'âge du bronze mais ont été maintes fois remaniés depuis, consolidés en particulier à l'époque du royaume d'Urartu (VIIIe au VIe siècle av. J.-C.).

Ce qui subsiste de la forteresse date du IVe siècle av. J.-C., époque où Alexandre le Grand envahit la Perse et où la culture arménienne commença à subir une influence hellénistique, mais la forteresse fut aussi dévastée par les Romains et les monuments les plus importants conservés sur le site sont postérieurs de 500 ans, en particulier le temple et les thermes romains.

Les remparts, ponctués de 14 tours rectangulaires, furent restaurés par le roi bagratide Achot II, mais furent par la suite détruits par les Turcs en 1638 et par un tremblement de terre en 1679. La restauration date seulement de 1975.

Le souverain Tiridate Ier a édifié le site en 77, comme l'atteste l'inscription en grec de la pierre de fondation, sur un petit plateau situé sur une colline entourée de montagnes. Le temple était dédié au dieu du soleil Mithra et surnommé « le Temple du Soleil ». En ruine à cause d'un terrible séisme en 1679, il est reconstruit à partir des années 1970 avec un grand nombre des pierres d'origine restées sur place après le tremblement de terre.

Le temple est construit dans une pierre volcanique, le basalte. Au-dessus du stylobate s’élèvent les murs du naos et les quelques 24 colonnes du portique.

De larges gradins précèdent l'entrée principale du temple de Garni. Le complexe de la forteresse, résidence des rois arméniens, comprenait des édifices palatins, des logements pour la garnison de la forteresse et d’autres locaux, tous disparus de nos jours.

Le palais d'été était un palais à deux étages de 40 mètres de long et 15 mètres de large, avec une toiture en bois qui reposait sur des piliers eux-mêmes en bois, avec une base de pierres. Les chroniqueurs arméniens le décrivent comme une « maison de fraîcheur » grâce à un système naturel d'aération qui permettait de recevoir le vent frais venant de la gorge de Garni. Par grande chaleur, l'on faisait aussi venir de grands blocs de glace des sommets des montagnes relativement proches.

Retour à Erevan et visite du musée Paradjanov.

Sergueï Iossifovitch Paradjanov (en cyrillique russe Сергей Иосифович Параджанов, en arménien : Սարգիս Հովսեպի ՊարաջանյանSarkis Paradjanian) né le 9 janvier 1924 à Tbilissi en RSS de Géorgie, mort le 20 juillet 1990 à Erevan en Arménie, est un réalisateur qui fut controversé en Union soviétique, mais très défendu et apprécié par les cinéphiles occidentaux. Un musée lui est consacré à Erevan, en Arménie, où il est considéré comme le grand cinéaste national.

Le dîner est pris à 19h00 au restaurant le Caucase (restaurant géorgien) qui n'a d'authentique que le nom. La cuisine est quelconque : soupe de pois chiche avec pommes de terre, coriandre et épices, galettes au cèpes, morceaux de porc grillé (très sec) accompagnés de fèves et de purée, en dessert une galette sucrée (comme une galette feuilletée au sucre).

Retour à l'hôtel à 21h00, puis dodo bien mérité.

Par gillou - Publié dans : gillou45
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 16:51

Le 02 juin, réveil à 7h30, petit déjeuner à 8h30 (le même que le jour d'avant), départ à 9h30.

Direction Khor Virat, et son superbe monastère. Le long de la route, certaines images sont frappantes : on voit beaucoup d'usines, de fermes, d'hôtels abandonnés suite à l'indépendance du pays. Depuis cette date, ils sont laissés en l'état et ils tombent en ruine. A côté des constructions neuves se dressent ou sont en cours de construction. Rien de ce qui peut rappeler la période soviétique n'est utilisé, même pas les grues ou les matériaux de construction. rien n'est démoli ou recyclé.

Au monastère de Khor Virat, on voit des arbres remplis de bouts de tissus servant d'ex voto. De là, la vue sur la mont Ararat est magnifique.

Khor Virap (en arménien Խոր Վիրապ) est un monastère arménien situé dans la région d'Ararat, non loin d'Erevan, la capitale. Il est dominé par le mont Ararat.

Le monastère de Khor Virap est le premier lieu saint de l'Arménie chrétienne.

Moïse de Khorène raconte dans son Histoire de l'Arménie comment le roi Tiridate IV d'Arménie (ou Trdat) pourchassa et persécuta les chrétiens au Ve siècle. Grégoire (Krikor) Loussavoritch, futur Grégoire l'Illuminateur, fut jeté aux oubliettes (« Virap ») dans une fosse. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire ; Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L’Arménie devient alors le premier pays chrétien. Le catholicos Nersès III Chinanar dit le constructeur fit édifier, au VIIe siècle, une église au-dessus de la fosse.

Ce qui est certain, c'est que le monastère a été fondé au VIIe siècle. Au XIIIe siècle, il a été reconstruit et est devenu célèbre grâce à son université, fondée en 1225 par le religieux Vardan Areveltsi. Beaucoup de manuscrits de cette époque ont été retrouvés, qui sont actuellement conservés au Matenadaran d'Erevan.

Vers le XVIIe siècle, les bâtiments du monastère se dégradèrent en même temps que l'Arménie déclina économiquement. Il fallut donc envisager une reconstruction du lieu. De 1666 au 6 avril 1696, David Viraptsi s'y affaira. Il reconstruisit l'église Sainte-Mère-de-Dieu (en arménien Atvatsatsin) avec d'autres bâtiments qui furent détruits par le séisme du 4 juin 1679. Ces derniers seront à nouveau reconstruits par David Viraptsi entre les années 1680 et 1695.

Khor Virap, très touristique, est actuellement classé comme monument historique.

Le monastère est composé d'une église principale, Atvatsatsin, mais aussi d'une autre église plus petite, Saint-Georges ou chapelle Saint-Georges, d'un style architectural assez simple. Atvatsatsin possède un gavit (une sorte de narthex). On retrouve à l'intérieur des églises quelques fresques, mais les murs intérieurs sont le plus souvent nus et austères. Plusieurs bâtiments complètent ces deux églises, le tout étant entouré par de puissants remparts.

Direction Surenavan pour le déjeuner, sur les pylônes électriques, on voit plusieurs nids de cigogne.

Au menu des salades (tomates, concombres, choux carottes, fromages, aneth), puis du poulet grillé et des pommes de terre. En dessert, des fruits (bananes, pommes, kiwi, cerises, fraises).

Sur la route, on aperçoit des camions d'immatriculation inconnue. Le guide nous apprend qu'il s'agit de camions iraniens et que le commerce entre les deux pays est très courant et habituel.

En chemin, nous visitons le monastère de Novarank et son canyon. Petit arrêt phot pour l'église de la Mère de Dieu d'Erani (XIVème siècle).

Nous arrivons au caravansérail de Sélim (Soulema) où nous nous arrêtons pour le visiter et admirer le panorama.

Le caravansérail de Sélim ou de Soulèma est un caravansérail datant de 1332 situé dans le marzde Vayots Dzor en Arménie. Ce caravansérail est le mieux préservé d'Arménie.

Ce bâtiment en basalte alliant architecture arménienne et architecture islamique ne possède qu'une entrée (ce qui en facilitait la défense), un « sas extérieur » d'inspiration musulmane surmonté d'une niche et orné de stalactites ainsi qu'à gauche d'une chimère et à droite d'un bœuf.

La pièce principale est une trinef d'orientation ouest-est divisée par huit paires de pilliers carrés reliés par des arcs. Les nefs latérales plus petites étaient réservées aux voyageurs et la nef centrale à leurs animaux. Elles sont toutes trois dotées de voûtes en berceau sur arcs-doubleaux, dont la centrale est percée de trois lucarnes ornées de stalactites, apportant lumière et aération ; le tout est recouvert d'un toit en bâtière à faible pente.

D'après une inscription en arménien sur ses murs, le caravansérail est construit en 1332 par le prince Chesar Orbélian, sous le règne du khan Abou Said, comme en témoignent deux inscriptions sur place, en arménien et en persan. Sa position isolée lui vaut d'être le caravansérail le mieux préservé d'Arménie, après deux restaurations en 1956-1958 et en 1961.

Petit arrêt à Noradouz pour y découvrir les khachkars.

Noradouz compte une église dédiée à la Sainte-Mère-de-Dieu (construite au IXe siècle) et un site exceptionnel de tombes médiévales. Ces pierres tombales sont appelées khatchkars. Noradouz est le lieu le plus important de khatchkars en Arménie. L'endroit est complété par une chapelle dédiée à Saint-Grégoire, construite au XIIIe siècle.

Nous arrivons enfin au lac Sévan et visitons le monastère du même nom sur la presqu'île. En contrebas, nous pouvons voir le séminaire encore en activité.

Le lac Sevan (en arménien Սևանա լիճ), ou mer de Gegham (Գեղամա ծով) dans l'Antiquité est le plus grand lac d'Arménie, « véritable mer intérieure de 1 400 km2(deux fois et demie le lac Léman) dotée du reste d'un régime à certains égard marin. »

Sevanavank (en arménien Սևանավան

«monastère de Sevan » ; anciennement Sevank, « monastère noir »), ou monastère des Saints-Apôtres de Sevan, est un monastère arménien situé sur une péninsule du lac Sevan, dans le marzde Gegharkunik en Arménie. Le monastère est fondé en 874 par la princesse Mariam Bagratouni et à l'initiative du futur Catholicos Machtots, sur l'emplacement d'un monastère du IVesiècle détruit par les Arabes.

Traversant les siècles, Sevanavank est partiellement détruit dans les années 1930. Il n'en subsiste que deux églises, Sourp Arakelots (« Saints-Apôtres ») et Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu »), aujourd'hui parties intégrantes du séminaire adjacent, l'Académie théologique Vazkenian. Le monastère est en outre un des lieux les plus visités par les touristes en Arménie.

Les deux églises du complexe, Sourp Arakelots et Sourp Astvatsatsin, font partie des premières illustrations dans l'architecture arménienne du passage de la croix libre à la croix inscrite. Les noms des deux églises ont changé au cours des siècles : Sourp Arakelots est parfois appelée Sourp Karapet (« Saint-Karapet »), alors que Sourp Astvatsatsin est parfois nommée Sourp Arakelots.

Sourp Arakelots (« Saints-Apôtres ») est la plus petite des deux églises. Il s'agit d'une église à coupole triconque, complétée par une chapelle au sud-est et par un porche au sud-ouest, le tout sans décor. Ses trois absides semi-circulaires sont situées au nord, à l'est et au sud, et son carré central est surmonté de trompes transformant le tambour en octogone. Celui-ci est doté de quatre fenêtres et d'une coiffe conique à l'inclinaison accentuée lors des rénovations des XVIIe et XVIIIe siècles.

L'appareil de l'église est irrégulier, les parties hautes étant plus soignées ; les restaurations ont en outre laissé des traces grossières de mortier clair.

La seconde église, Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu ») est située au sud-est de la première, à laquelle elle ressemblait assez fort à l'origine : cette triconque a été agrandie ultérieurement par des espaces supplémentaires au nord-est et au nord-ouest, ainsi que par une chapelle au sud-est, le tout recouvert d'un enduit blanc à une époque indéterminée ; elle ne contient aucun décor. Son tambour, insuffisamment soutenu par des arcs à rouleau et par des pendentifs, revêt par compensation la forme irrégulière d'un cube aux angles arrondis ; durant les rénovations des XVIIe et XVIIIe siècles, des khatchkars et des fenêtres étroites lui ont été adjoints et sa coiffe a vu son inclinaison accentuée.

Accolé à la façade ouest de cette seconde église se trouvent les ruines d'un bâtiment contemporain, un gavit détruit dans les années 1930 ; il était de forme carrée et son toit était soutenu par des colonnes en bois et surmonté d'un erdik (un type de lanterneau). Il n'en subsiste que quatre chapiteaux en bois de facture remarquable (deux sont conservés au musée d'histoire de l'Arménie, deux autres au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg) représentant une paire de demi-palmettes en calice entourée de deux colombes, sur fond végétal ; ils sont datés du IXe siècle.

Des khatchkars sont dressés dans les ruines du gavit.

Des fondations d'autres bâtiments ont été retrouvées à proximité des deux églises : deux chapelles et une troisième église, Sourp Haroutioun (« Saint-Haroutioun »), située plus haut et déjà à l'état de ruines au XIXe siècle ; une croix en pierre sculptée par un certain Grigor en 1448 provenant de son mur occidental est aujourd'hui conservée au musée d'histoire de l'Arménie à Erevan.

Les entrées de l'édifice, situées au sud et à l'ouest, sont chacune munie d'une porte. La porte occidentale, datée d'avant 1176, est en noyer sculpté et représente une croix entourée de différents motifs, à la manière d'un khatchkar. La porte méridionale, également en noyer sculpté et œuvre d'un dénommé Abraham, date de 1486 et est remarquable de par sa composition illustrant la Pentecôte avec la descente du Saint-Esprit au centre, une iconographie issue de l'art de la miniature ; la partie supérieure représente le Christ des visions théophaniques. Toutes deux sont aujourd'hui conservées au musée d'histoire de l'Arménie à Erevan.

Un khatchkar « animé » se dresse à l'intérieur de Sourp Astvatsatsin et date de 1653. Œuvre de style naïf d'un certain Trdat, il est composé d'une scène de descente aux limbes (en bas), d'une crucifixion (au centre), et du Christ des visions théophaniques (en haut).

Le dîner se compose de salades (choux carottes, champignons pois chiches, tomates, concombres, petits pois et cornichons à la russe, salade verte et radis râpé), de poisson du lac grillé (plein d'arêtes) accompagné de pommes de terre grillées. En dessert un baklava.

En route pour l'hôtel Sevan, ancien hôtel de l'ère communiste. Notre chambre est au premier étage, il y a des ascenseurs mais ils ne fonctionnent pas, panne ou volonté de ne pas les mettre en route pour un groupe de touristes …...

Par gillou - Publié dans : gillou45
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 16:48

Le 03 juin, levé à 7h30, petit déjeuner 8h30 départ à 9h30. C'est bien les vacances, on est réglé comme une horloge. Au petit déjeuner, nous avons du pain, de la confiture d'abricot, beurre, des saucisses et des œufs durs.

On longe le lac de Sevan direction le monastère d'Haghartsin.

Le monastère de Haghartsin ou Haghardzin (en arménien Հաղարծին) est un monastère arménien situé dans le marz de Tavush, non loin de la localité du même nom, sur le territoire de la communauté rurale de Teghut. Il se dresse dans une petite vallée boisée reliée à celle de l'Aghstev, au nord-est de l'Arménie.

Un premier monastère est fondé au Xe   XIe siècle mais est saccagé lors des invasions seldjoukides. Il est refondé à la fin du XIIe siècle par le poète, musicien et musicologue Khatchatour Taronetsi, qui y établit une école de musique. Haghartsin se développe ensuite pendant le XIIIe siècle, malgré une interruption pendant les invasions mongoles, et reste occupé jusqu'à la soviétisation du pays en 1920. Il est restitué à l'Église apostolique arménienne après l'indépendance et fait depuis 2008 l'objet d'une restauration en profondeur.

Les principaux bâtiments du monastère sont Sourp Grigor (« Saint-Grégoire », Xe siècle) et son gavit (1213), Sourp Stepannos (« Saint-Étienne », 1244), Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu », 1281) et le réfectoire (1248).

Les principaux bâtiments du monastère sont Sourp Grigor et son gavit, Sourp Stepannos, Sourp Astvatsatsin et le réfectoire.

Sourp Grigor (« Saint-Grégoire ») est la plus ancienne des églises de Haghartsin ; probablement bâtie au Xe siècle, cette croix inscrite cloisonnée est restaurée en 1184 et est surmontée d'un tambour cylindrique à l'intérieur et octogonal à l'extérieur, soutenu par des trompes et coiffé d'un dôme pyramidal. Si son appareil est grossier à l'intérieur, il est soigné à l'extérieur. Sa façade méridionale est dotée d'un cadran solaire.

Le Katoghike, une mononef à voûte en berceau et à toit en bâtière, est érigé en 1194 contre la façade septentrionale de Sour Grigor. Elle contient probablement à son entrée la tombe de Khatchatour Taronetsi.

Contigu à la façade occidentale de Sourp Grigor, le gavit, remontant probablement à la fin du XIIe siècle mais reconstruit en 1213 par Ivanê Zakarian, est une salle à quatre colonnes supportant une coupole pyramidale à huit pans surmontée d'un erdik (type local de lanterneau) ; les plafonds des autres compartiments sont plats et ornés de rosettes, sauf à l'est où sont représentés trois personnages (deux sont identifiés comme étant l'intendant Siméon et le père Daniel). Le portail du gavit se situe à l'ouest et est orné d'un double chambranle complété d'inscriptions et surmonté d'une composition en croix centrée sur une fenêtre. Le mausolée kiourikide est contigu à sa façade méridionale.

Érigée en 1244 à l'est de Sourp Grigor, Sourp Stepannos (« Saint-Étienne ») est une petite croix inscrite cloisonnée ouverte à coupole en basalte surmontée d'un tambour cylindrique à coiffe conique. Les façades septentrionale, orientale et méridionale sont percées de niches coquillées reliées par une bande. Elle est aujourd'hui utilisée pour les baptêmes.

À l'intérieur de l'église, un tympan a été déposé : représentant la Vierge adorée par deux personnages, il s'agit peut-être du tympan du gavit de l'église, aujourd'hui en ruine. C'est dans cette église que l'on dit la messe du dimanche à présent.

Enfin, au sud-est de l'église s'élève un noyer qui serait contemporain de sa construction.

Un réfectoire est érigé en 1248 à flanc de colline, près de l'entrée du site, par l'architecte Minas. Il s'agit d'une longue salle au décor dépouillé et divisée en deux carrés par deux piliers soutenant deux paires d'arcs croisés ; les deux espaces sont chacun surmontés d'une coupole à erdik. La seule décoration intérieure consiste en stalactites et coquilles disposées au bas et sur les côtés des coupoles ; à l'extérieur, la décoration se résume à quelques stalactites au sud-est. Ce réfectoire est aujourd'hui utilisé comme salle des fêtes.

À l'est du réfectoire se situent les vestiges de divers bâtiments fonctionnels.

Enfin, le site compte de nombreux khatchkars ; en particulier, celui dressé près de la porte méridionale de Sourp Astvatsatsin est l'œuvre du sculpteur Poghos.

Le long de la route, en longeant le lac, nous croisons des vendeurs ambulants qui proposent du poisson ou du maïs. Les vendeurs de poisson montrent la taille de leurs prises avec leurs bras. Au vu de leurs gestes, ils ont tous pêché Nessie.

Ensuite visite du monastère de Gochavank.

Gochavank ou Goshavank (en arménien Գոշավանք, « monastère de Goch » ; anciennement Nor-Getik, Նոր Գետիկ, « Nouveau Getik ») est un monastère arménien situé dans la communauté rurale de Goch dans le marz de Tavush, non loin de la ville actuelle de Dilidjan, au nord-est de l'Arménie. Le complexe a été édifié du XIIe au XIIIe siècles durant la période zakaride ; il est actif jusqu'à la fin du XIVe, puis du XVIIe au XIXe siècles.

L'église principale du monastère, Sainte-Mère-de-Dieu (Sourp Astvatsatsin), est précédée d'un gavit ; deux autres églises (Sourp Grigor et Sourp Grigor Lousavorich), plusieurs chapelles et une bibliothèque complètent le site. Le monastère porte le nom de son fondateur, le fabuliste, juriste et théologien Mkhitar Goch.

Aujourd'hui désaffecté sur le plan religieux et restauré en deux phases aux XXe et XXIe siècles, il est une attraction touristique régionale.

Assez proches les uns des autres en termes d'urbanisme monastique, les principaux bâtiments du monastère sont les églises Sourp Astvatsatsin, Sourp Grigor, Sourp Grigor Lousavorich et la bibliothèque.

La principale église du complexe est Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu »), érigée du vivant de Mkhitar, de 1191 à 1196, consacrée en 1197 et restaurée au XIIIe siècle. Cette croix inscrite reprend le plan de la salle à coupole, avec les pièces d'angle ouest largement ouvertes. Elle est surmontée d'un tambour cylindrique orné d'entrelacs et d'un dôme conique supportés par des arcs brisés et quatre pendentifs. Ses murs sont ornés à l'extérieur de niches triangulaires à l'est et au sud, et sont percés par l'entrée principale (donnant sur le gavit à l'ouest) et par une autre entrée au nord.

Sourp Astvatsatsin est complétée à l'ouest d'un gavit érigé de 1197 à 1203 et de 1231 à 1241. Ce quadrilatère à la structure interne cruciforme est centré sur sa coupole à huit pans, laquelle est supportée par quatre colonnes et par quatre arcs, et est complété dans ses coins est par deux chapelles. Son portail est situé à l'ouest et est orné d'un chambranle cintré inscrit dans un autre chambranle rectangulaire à chaîne seldjoukide.

Au sud de l'église principale a été bâtie l'église Sourp Grigor (« Saint-Grégoire », 2), achevée en 1231. Son plan est similaire à celui de Sourp Astvatsatsin, avec sa structure en croix inscrite complétée de deux chapelles à l'est et surmontée d'un tambour et d'un dôme ; ses façades sont ornées de niches, excepté à l'ouest où se trouve son portail au chambranle cintré à la double chaîne seldjoukide.

Au sud du gavit se situe l'église Sourp Grigor Lousavorich (« Saint-Grégoire-l'Illuminateur »), érigée en 1231 (ou 1237) par le prince Grigor Tgha. Cette mononef à voûte en berceau est dotée à l'est d'une abside abritant l'autel et ornée de cinq niches, et de deux chapelles de coin. Son décor intérieur se distingue notamment par ses colonnes torsadées. Ses façades sont ornées d'arcades aveugles et de colonnes, la façade orientale étant en outre munie de trois fenêtres et de deux niches. La façade occidentale se distingue par le portail à l'ornementation sculptée complexe évoquant l'art musulman, avec son arc en accolade, ses étoiles et ses motifs végétaux. De part et d'autre du portail figuraient deux khatchkars, œuvres d'un certain Pavlos ou Poghos réalisées en 1291, « exceptionnels par leur raffinement » et rattachables à l'école du Vayots Dzor de Momik. Un seul subsiste sur place, le second étant exposé au musée d'histoire de l'Arménie.

Connecté à la façade septentrionale du gavit par une galerie couverte à quatre arcs, un bâtiment a été construit en 1291 et présente une structure inhabituelle pour l'architecture arménienne superposant deux croix inscrites surmontées d'une tour-clocher en rotonde. Œuvre des architectes Grigor et Zakios, il abrite la bibliothèque ou matenadaran et une chapelle (premier étage) dédiée aux archanges Gabriel et Michel. L'ensemble est supporté par une double paire d'arcs croisés, dont quatre coins ainsi formés sont ornés de stalactites, et par quatre paires de colonnes, et est doté de fenêtres sur trois des façades. L'accès à l'étage supérieur est assuré par un escalier extérieur adossé à la façade occidentale. Les ruines du réfectoire du monastère, un second gavit probablement autrefois doté d'un toit en bois, sont situées directement à l'ouest de ce bâtiment.

Le site est complété par deux chapelles adossées au sud-est du gavit, ainsi que d'une autre aujourd'hui en ruines à l'est de Sourp Grigor. Le complexe était en outre entouré de murs, dont presque rien ne subsiste.

Enfin, à l'écart au sud-ouest se dresse la chapelle funéraire de Mkhitar Goch, Sourp Gevork (« Saint-Georges »), une chapelle cruciforme bâtie en 1254 (ou 1255). Le caveau du fondateur du monastère n'a quant à lui pas subsisté.

À midi, pause au restaurant Getape à Dilidjan. Au menu : salades (tomates concombres, fromages), puis une soupe à l'oseille avec des lentilles et pommes de terre. Ensuite des galettes de veau hachées et du sarrasin. En dessert des fruits (kiwi, orange, banane, fraises, cerises).

L'après midi est consacrée à la visite de Tsakhkadzorh.

Montée en téléphérique au mont Téghénis (1845m), la seule station de ski du pays.

Puis visite de la petite église de la Sainte Résurrection.

Pour finir, visitee du monastère de Kètcharis.

Ketcharis ou Kecharis (en arménien Կեչառիս), ou également Ketcharouk ou Ketcharouyk, est un monastère arménien situé à Tsakhkadzor, dans le marz de Kotayk, en Arménie. Cet important centre médiéval d'enseignement a été construit entre les XIe et XIIIe siècles par diverses familles de la noblesse arménienne. Le site se compose de trois églises, dont une dotée d'un gavit, de deux chapelles, et est complété par une quatrième église quelque peu à l'écart. Sa rénovation s'est achevée en 2001.

Le complexe se distingue des autres monastères arméniens en ce que le gavit, les trois églises et les deux chapelles qui le composent sont exactement alignés sur un angle droit (au nord et à l'est), Sourp Grigor en occupant le centre.

L'église principale Sourp Grigor (« Saint-Grégoire ») a été érigée en 1033 par Grégoire Magistros. Il s'agit d'une traditionnelle salle à coupole complétée à l'est de deux salles d'angle à deux étages, séparées de l'abside par des niches dièdres reliées par une triple arcature. Les murs intérieurs sont creusés d'alcôves. Le décor extérieur du bâtiment est discret ; six arcatures ornent ainsi le tambour circulaire surmonté d'une coupole cônique. L'entrée occidentale est dotée d'un tympan représentant une deisis entourée d'anges (XIIIe siècle).

Ce tympan communique avec le gavit de 1200-1206. Ce bâtiment carré comportent huit demi-colonnes et quatre piliers supportant une coupole tronquée à base octogonale. Son extérieur se distingue par la présence de rosettes et de vases, par les arcs des fenêtres, par le portail arqué à colonnes et par la frise ciselée de la coupole.

Directement au sud de Sourp Grigor à laquelle elle est reliée par deux petites chapelles (dont la plus proche est la chapelle funéraire de Grégoire Magistros) se situe Sourp Nshan (« Saint-Signe »), de 1051 ; il s'agit d'une nef à coupole. Elle est surmontée d'un tambour circulaire décoré de six arcatures et troué de deux oculi.

Au sud de Sourp Nshan, le Katoghike (« cathédrale ») a été terminé en 1214 et conçu sur un plan de croix inscrite à coupole, avec quatre chapelles d'angle à deux étages. Le bâtiment est doté d'un riche décor : une grande croix sur la façade ouest, des niches coquillées sur les façades sud et est, et des escaliers à degrés. Le tambour circulaire est orné de douze arcatures et d'une chaîne seldjoukide. Son architecte, un dénommé Vetsik, s'est vu consacré un khatchkar, encore présent sur place, muni d'un piédestal et d'une corniche saillante. D'autres khatchkars sont également présents.

Le dernier bâtiment du monastère, la chapelle funéraire Sourp Haroutioun (« Sainte-Résurrection »), est situé à 120 m à l'ouest et date de 1220. Cette nef est surmonté d'un tambour circulaire et d'une coupole. Elle est précédée d'un gavit à voûte en berceau et supporté par une colonne médiane.

En rentrant à Erevan, on passe à côté des mines d'obsidienne. Petit arrêt au bord de la route pour y ramasser quelques débris.

Le dîner se passe au restaurant Mimino (restaurant géorgien). Le repas est constitué en entrée de taboulé et d'une salade de petit pois, jambon et maïs avec une sauce à la crème et à l'aneth. Puis une tarte géorgienne (du fromage fondu dans une pâte). Le plat est un ragout géorgien (bœuf, oignons, sauce épicée et pommes de terre). En dessert une tarte sucrée. Pas terrible.

Par gillou - Publié dans : gillou45
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 16:46

Le 04 juin, levé, petit déjeuner et départ toujours à la même haure. Au moins comme ça, on ne modifie pas nos habitudes …

Aujourd'hui, c'est visite à pied d'Erevan.

Presque en face de l'hôtel, on entre dans l'avenue nordique (le boulevard du Nord).

L'avenue du Nord (en arménien : Հյուսիսային Պողոտա ; en anglais : Northern Avenue), déjà pensée par Alexandre Tamanian, architecte des premiers plans de la ville d'Erevan dans les années 1930, est une artère piétonne reliant l'Opéra à la Place de la République.

Dès le début du XXe siècle, l'avenue du Nord faisait partie des plans, mais n'a jamais été mise en œuvre sous l'ère soviétique.
Ce n'est que dix ans après la chute du communisme que la municipalité d'Erevan décide le début des travaux de construction de la nouvelle artère.

L'idée de départ est de moderniser le centre-ville de la capitale de l'Arménie en rasant les vieilles maisons en toit de tôle, mais aussi des bâtiments anciens de valeur, afin de les remplacer par des immeubles modernes de bureaux et d'habitations autour d'une avenue piétonnière permettant de relier directement la Place de la République à l'Opéra.

Le projet comprend donc la construction d'une quinzaine de nouveaux immeubles de bureaux et d'habitation, de plusieurs parkings souterrains et de boutiques et restaurants.

Une première section, du côté de l'Opéra, a été ouverte en mai 2006.

L'avenue a été ouverte d'un bout à l'autre à la fin du mois de novembre 2007. La grande majorité des immeubles y sont alors encore en construction ou en cours d'achèvement.

Le projet est définitivement achevé en 2008 (des travaux de construction d'une petite place au niveau de la rue Abovian ont commencé et seront achevés ultérieurement) mais la crise financière ayant fortement touché le secteur du bâtiment en Arménie, les aménagements intérieurs de la plupart des immeubles de la rue sont toujours inachevés.

On arrive au lac des cygnes et on admire la statue de Arno Babadjanian (pianiste).la visite se poursuit vers la place de France (place de la Liberté) où se trouve l'opéra.

La place de France est une place du centre d'Erevan inaugurée par les présidents Jacques Chirac et Robert Kotcharian le 30 septembre 2006.

Située entre l'Opéra et le monument de la Cascade, elle est traversée par quelques-unes des plus grandes rues de la ville dont l'avenue Mesrop Machtots, la rue Sayat Nova et l'avenue Marshal Baghramian.

On y voit la statue de Khatchatourian.

Le bâtiment de l'opéra d'Erevan abrite d'une part la salle de concert Aram Khatchatourian et, d'autre part, le théâtre national d'opéra et de ballet Alexandre Spendarian. Il a été dessiné dans les années 1920 par Alexandre Tamanian, l'architecte à l'origine de la transformation d'Erevan en capitale de République.

L'Opéra est situé dans un grand parc arboré du centre-ville dans lequel se trouvent également un lac, une boîte de nuit et une multitude de terrasses de café.

Il est situé au milieu de la perspective qui relie la place de la République au monument de la Cascade par l'avenue du Nord (depuis 2008) et la place de France.

Au printemps et en été, les jeunes de la ville et les touristes aiment s'y retrouver, parfois toute la nuit durant.

Les statues du poète Hovhannes Toumanian (1869-1923) et du compositeur Alexander Spendiarov (1871-1928) ornent le parvis du côté du parc tandis que celle d'Aram Khatchatourian est située devant l'entrée de la salle de concert, de l'autre côté du bâtiment.

Direction le square Saryan où se trouve la statue de Martiros Saryan (peintre). En bord de ce parc on y voit la statue du film « Les Hommes ».

Petite particularité de la circulation à Erevan, les piétons traversent n'importe où, les voitures ne respectent pas ni la signalisation ni les feux. On voit quand même la police régulièrement dans les rues. L'utilisation des bus est aussi particulière : les voyageurs payent en descendant du bus et il n'y a pas de ticket en montant, comment fait le contrôleur ?

Ensuite direction la cascade, via la staue de Tamanian (architecte), la statue de William Saroyan (écrivain). Sur le mur d'un immeuble, une plaque commémore Mèsrop Machtots (« inventeur » de l'alphabet arménien).

La Cascade est composé à l'extérieur de jardins en terrasse, de fontaines et d'un large escalier de haut en bas. Large de 50 mètres, la Cascade fait 118 mètres de haut ; l'escalier, incliné à 15°, comporte 572 marches sur 302 mètres.

À l'intérieur, une série d'escalators permet d'atteindre l'esplanade située à 78 mètres de haut ; la presque totalité de la surface est occupée par le centre d'Arts Cafesjian.

La construction de la Cascade d'Erevan, imaginée par Alexandre Tamanian et dessinée par l'architecte en chef de la ville, Jim Torosyan, débute dans les années 1970. À l'origine, ce devait être un monument ornemental à la « soviétique » qui devait permettre, soit par un escalator en intérieur, soit par les 572 marches qui composent le monument, de se déplacer du centre de la ville — et notamment de la place Tamanyan, près de l'Opéra — vers une esplanade où se dresse un monument d'une vingtaine de mètres de haut célébrant le 50e anniversaire de l'Arménie soviétique et le parc de la Victoire situé dans les quartiers de Zeytoun et d'Arabkir.

Les travaux sont ralentis après le séisme du 7 décembre 1988, puis arrêtés après la chute de l'URSS en 1991. Le monument fait alors 78 mètres de haut et n'est pas directement relié à l'esplanade à 118 mètres.

Dans les années 1990, le « monument » devient peu à peu, à l'instar de la Place de la République, un lieu de spectacles, concerts et rassemblements. De nombreux touristes y viennent également pour la vue sur la ville et le mont Ararat, d'autant que l'escalator est alors récemment rénové.

En avril 2002, la République d'Arménie et la Cafesjian Museum Foundation of America créent la Cafesjian Museum Foundation of Armenia, ce qui entraîne entre autres la privatisation du monument et le début de la construction du centre d'Arts Cafesjian.

Le monument se trouve adossé à une des collines d'Erevan, tout près de la place de France juste derrière l'Opéra, dans la perspective de l'avenue du Nord et de la place de la République. Avec une dénivellation de 78 mètres, le haut de la Cascade offre un panorama sur la ville, de l'Ararat et sa plaine.

Au pied de la cascade se trouve la statue de Tamanian. À ses pieds, le plan de la ville gravé&e (imaginée par Tamanian).

Au pied de la cascade, se trouve la statue Le Chat de Botero.

Afin de se reposer un peu et de nous éviter la montée à pied, on prend le bus pour aller au parc de la Victoire où se situe la statue de la Mère Arménie et le musée de la seconde guerre mondiale avec un char T34, un mig et un katioucha exposés dans le parc.

Sur la terrasse panoramique, où la vue sur la ville et le mont Ararat est impressionnante et superbe, se trouve la flamme du soldat inconnu.

Le parc de la Victoire (en arménien Հաղթանակի զբոսայգի, Haghtanaki zbosaygi) est un des plus grands espaces verts d'Erevan.

Le terme de « Victoire » fait référence à la victoire à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Il commémore la participation des soldats de l'Arménie soviétique.

Ce grand parc boisé se situe sur les hauteurs de la ville et offre à certains endroits une vue à plus de 180° jusqu'au mont Ararat.

Un petit parc d'attraction avec auto-tamponneuses, grande roue et montagnes russes est ouvert tous les jours et connait un grand succès en été. Plus en retrait dans le parc se trouve un étang artificiel avec de nombreuses terrasses de café autour. Les jeunes couples aiment s'y retrouver.

L'immense statue de Mère Arménie est visible de tous les endroits du parc et c'est au pied de celle-ci que le panorama est le plus beau. Aux pieds de l'immense statue, on trouve aussi une exposition de véhicules militaires soviétiques tels que le BMP-1, BTR-152, le BM-13 Katyusha, ou alors le missile anti-aérien SA-2.

Mère Arménie (en arménien Մայր Հայաստան, Mayr Hayastan) est un monument situé dans le parc de la Victoire, constitué d'un musée militaire, d'un cénotaphe du Soldat inconnu et de la statue.

Sous la domination de Staline durant l'Union soviétique, Grigor Haroutounian, premier secrétaire du comité central du Parti communiste arménien, et les membres du gouvernement d'alors font construire un monument géant à la gloire du dictateur. La statue est sculptée par Sergueï Merkurov et la construction du socle confiée à l'architecte Raphaël Israëlian. Ce dernier, pensant qu'une statue n'était qu'un honneur temporaire, dessine pour socle un monument aussi important que la statue qu'elle porte. Le socle est construit comme une église (du moins l'intérieur), s'inspirant de l'église Sainte-Hripsime d'Etchmiadzin. Le monument est inauguré le 29 novembre 1950.

La prédiction d'Israëlian s'avère vraie lorsqu'à la mort du leader soviétique, la statue est rapidement démontée par un peuple ayant souffert d'un régime politique particulièrement dur. Elle est remplacée en 1967 par la statue actuelle sculptée par Ara Haroutyounian.

La situation stratégique du monument dans le parc de la Victoire, sur une des collines d'Erevan, donne véritablement le sentiment que la Mère Arménie veille sur toute la ville. Il occupe une surface de 3 000 m2 au cœur de ce grand parc érévanais.

Le socle de 36 mètres de haut abrite un musée sur 5 étages, le musée militaire du ministère de la Défense. Il est principalement consacré à l'héroïsme des 650 000 Arméniens ayant participé à la Seconde Guerre mondiale et des militaires de la guerre du Haut-Karabagh et est ouvert aux visiteurs du mardi au vendredi, de 10 à 17 h, et du samedi au dimanche, de 10 à 15 h. La statue, plus petite, fait 24 mètres de haut.

Ensuite direction l'obélisque du cinquantenaire de l'Arménie soviétique et la statue de l'arche de Noé. On y voit aussi la statue du fantassin de Botero.

Sur le côté, le futur mémorial de la déportation sous Staline.

De cette esplanade, on voit le mémorial du génocide, le stade d'Erevan.

En descendant de l'esplanade, on visite le musée Matenadaran (musée où se trouvent des manuscrits anciens).

Le Matenadaran (en arménien Մատենադարան, « bibliothèque ») ou Institut Machtots de recherches sur les manuscrits anciens est l'un des plus riches dépôts de manuscrits et de documents au monde. Il compte plus de 17 000 manuscrits et environ 300 000 documents d'archives. Son histoire remonte au Ve siècle et à la création du matenadaran d'Etchmiadzin, que la tradition fait remonter à l'invention de l'alphabet arménien par Mesrop Machtots en 405. Propriété publique et inscrit au registre international Mémoire du monde de l'UNESCO, l'Institut, de par ses missions et ses collections, constitue aujourd'hui « un des lieux essentiels de l'élaboration et de la transmission de la mémoire nationale en Arménie ».

L'Institut est hébergé dans un bâtiment cubique de basalte gris-bleu et de style néo-arménien construit sur une colline dominant Erevan, à l'extrémité septentrionale de l'avenue Mesrop Machtots et en contrebas du monument à la Mère Arménie. Il est l'œuvre de l'architecte arménien Marc Grigorian et date de 1957. Un escalier monumental mène à une statue de Mesrop Machtots, créateur de l'alphabet arménien en 405, et de son disciple Korioun agenouillé (œuvre de Ghoukas Tchoubarian, 1962), qui précède son entrée ; de part et d'autre de celle-ci, la façade est ornée de statues d'Arméniens célèbres, de gauche à droite : Toros Roslin, Grégoire de Tatev, Anania de Shirak, Moïse de Khorène, Mkhitar Goch et Frik. L'entrée est surmontée de la première phrase écrite en arménien, selon la tradition :

« Ճանաչել զիմաստութիւն եւ զխրատ, իմանալ զբանս հանճարոյ »
« Pour connaître sagesse et instruction, comprendre les paroles intelligentes,... »

Livre des Proverbes, 1:2.

Les côtés du bâtiment sont ornés de khatchkars et d'autres stèles. Le hall d'entrée est décoré d'une mosaïque de Hovhannès Khatchatrian représentant la bataille d'Avarayr (451), et l'escalier principal d'une fresque en triptyque du même artiste représentant l'époque urartéenne, la création de l'alphabet, et les précurseurs, notamment hellénistiques, de Machtots. L'étage principal contient une salle exposant des cartes de l'Arménie et d'autres documents, une salle de lecture et d'autres salles d'exposition montrant de nombreux manuscrits de la collection.

En dehors de ces espaces publics, l'Institut comprend également des salles de conservation ; à l'arrière du bâtiment principal, un abri anti-atomique a été creusé dans la colline, mais des infiltrations causées par des eaux souterraines l'ont rendu inutilisable. Un projet de construction d'un bâtiment annexe existe depuis la fin des années 1980, mais des difficultés de financement ainsi que le séisme du 7 décembre 1988 en ont retardé l'achèvement ; d'une superficie de 12 100 m2, l'annexe fera de l'Institut le plus grand centre international d'arménologie et d'études médiévales. La pose de la première pierre a eu lieu le 14 mai 2009 et l'inauguration est prévue pour le 21 septembre 2011.

Il est midi, en direction du restaurant, sur les boulevard on a une vue superbe de la statue de la Mère Arménie.

On déjeune au Club, restaurant « branchouille », au menu, en entrée taboulé sans semoule, fromage, fromage ficelle, houmous, fromage blanc, salade verte. Puis une soupe de carottes et légumes. Ensuite des brochettes de poulet bien sèches et des légumes grillés. En dessert des profiteroles.

L'après midi est consacrée à la visite du musée d'Erebouni.

Erebouni est une ancienne forteresse de l'Urartu, bâtie par les rois Argishti Ier et Sarduri II au début du VIIIe siècle av. J.-C., en -782 selon une inscription en écriture cunéiforme sur une dalle de basalte trouvée sur le site, pour « asseoir la puissance du pays et intimider ses ennemis ». Elle se trouve actuellement en Arménie, sur le site d'Arin Berd, situé dans les faubourgs d'Erevan. Cette ville tire d'ailleurs probablement son nom de celui de ce site antique. Le site a été fouillé durant les années 1950 et 1960 par des archéologues soviétiques.

Le monument le plus important d'Erebouni est son palais. Il était organisé autour d'une cour centrale à portiques. À droite se trouvait la salle du trône, à laquelle on accédait par trois petites salles faisant office de vestibule. Le reste du bâtiment était formé par des résidences et entrepôts au nord de la cour centrale, ainsi qu'une petite chapelle dans le style urartéen, bien qu'ayant la particularité d'être rectangulaire.
Plus au sud se trouvait un bâtiment à la fonction indéterminée. On y accédait par une cour centrale, par laquelle on parvenait à des cours intérieures. La partie de la cour par laquelle on accédait à la grande salle latérale était pourvue de deux rangées de colonnes constituant un portique. À l'époque achéménide, durant laquelle le site a été réoccupé, cette cour a été transformée en salle hypostyle.

Ensuite direction la mosquée bleue et le marché central.

La mosquée bleue Gök Jami (en arménien Կապույտ Մզկիթ, Kapuyt Mzkit, ou Գյոյ Մզկիթ, Gyoy Mzkit ; en turc Gök Camii, Gyok Jami ; en farsi مسجد کبود) est une mosquée d'Erevan.

Elle fut construite en 1765-1766 sous le règne d'Hussein Ali, le khan d'Erevan (la mosquée est d'ailleurs parfois appelée « la mosquée d'Hussein Ali »). Avant la soviétisation de l'Arménie, elle est une des huit mosquées de la ville. En 1952, elle est un moment transformée en planétarium sur ordre du gouvernement soviétique qui y interdit les services religieux.

Jusqu'à la guerre du Haut-Karabagh qui fait fuir la majorité des Azéris hors du pays entre 1988 et 1991, elle est la principale mosquée de cette population musulmane. Ce sont aujourd'hui les Iraniens voisins qui la fréquentent.

Occupant un terrain de 7 000 m², la mosquée est composée d'une salle de prière principale, de 28 autres salles, d'une bibliothèque et d'une cour intérieure. Il ne reste aujourd'hui qu'un seul des quatre minarets de 24 mètres de haut construits à l'origine. Les trois autres ont été détruits en 1952 après la transformation de l'édifice en planétarium.

Depuis 1995, la mosquée a subi plusieurs rénovations, principalement financées par des fonds iraniens, ce qui a permis la reprise d'un service religieux régulier. La dernière d'entre elles a été achevée en 1999.

On est rentré à l'hôtel à 16h00 sous une chaleur de plomb. Petit tour à la lace Aznavour où se situe la fontaine du zodiaque.

Pour le dîner, direction un restaurant géorgien (encore un !!). au menu, en entrée viande froide, langue froide, saucisse, salade de viande, poivrons rouges et jaunes, concombre, oignons, ciboulette et aneth. Ensuite des aubergines grillées farcies à la crème avec des noix et graines de grenade dessus. Puis une soupe de noix avec de la viande de bœuf. En plat des champignons farcis au fromage géorgien. En dessert une salade de fruit. Pour une fois, c'est bon.

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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 16:43

Le 05 juin, petit rituel du matin aux mêmes heures. Départ vers Amberd. En route, on visite le site où sont représentés l'ensemble des khachkars en forme des lettres de l'alphabet arménien. Ce site a été édifié lors de la chaîne humaine qui faisait le tour du Mont Aragatz. Sur la route de la citadelle, le bus tombe en panne. L'attente dure 1h30 avant que des locaux nous prennent « en stop » avec leurs voitures. Nous voici reparti vers la citadelle. Après la visite, on retrouve le bus qui a réussi à réparer. Direction le monastère d'Hovhannavank. On y voit plusieurs moutons à l'oreille coupée. Le guide nous explique que ces moutons servent au sacrifice rituel. Les croyants font sept fois le tour de l'église avec le mouton, ils coupent un bout de l'oreille du mouton et font le signe de croix sur le front des enfants avec le sang. Le mouton est ensuite sacrifié et mangé. La tradition veut également que de la viande soit donnée à sept personnes différentes.

Hovhannavank (en arménien Հովհանավանք) ou monastère Saint-Jean est un monastère arménien situé dans le marz d'Aragatsotn, à une vingtaine de kilomètres au nord d'Erevan, dans la vallée du Kasakh.

Ce monastère des IVe et XIIIe siècles se compose principalement d'un Katoghike (« cathédrale »), d'un gavit et de l'église Sourp Karapet (« Saint-Jean-le-Précurseur »). La restauration de ce monastère voisin de celui de Saghmosavank est en cours depuis les années 1980.

Les principaux bâtiments de Hovhannavank sont le Katoghike, le gavit et Sourp Karapet.

Le Katoghike (« cathédrale ») a été érigé par Vatché Vatchoutian en 1216-1221 et est une croix inscrite cloisonnée fermée, dotée de deux chapelles d'angles à deux étages, avec accès par escaliers pour les deux chapelles occidentales, et surmontée d'un tambour à douze faces et d'un dôme. Son autel est décoré d'étoiles et de pentagones. L'église est cependant principalement connue pour le tympan de son portail, représentant la parabole des Vierges sages et des Vierges folles (Matthieu, 25, 1-13), bien que les personnages entourant le Christ soient barbus.

Le gavit date de 1250 et sert à la fois au Katoghike et à Sourp Karapet, ce qui le décale vers le nord par rapport à la première église. Il est doté d'une coupole supportée par quatre piliers et surmontée d'une rotonde à douze colonnes, probablement de 1274 ; il contient en outre différents khatchkars. Sa façade occidentale est fortement ornementée, avec notamment le portail et la fenêtre le surmontant.

Adossée à la façade septentrionale du Katoghike, Sourp Karapet (« Saint-Jean-le-Précurseur ») est une mononef à voûte en berceau qui daterait du IVe siècle et dont le toit de bois aurait été remplacé par un toit en pierre en 55. À cette occasion, ses murs longitudinaux ont été renforcés par des piliers.

Le monastère est enfin complété par les ruines d'une chapelle des IVe et Ve siècles, par les fortifications et par une colonne commémorative de 1311.

Ensuite le déjeuner se passe chez l'habitant, une pharmacienne qui nous reçoit chez elle à Achtarak. En entrée salade verte, , pommes de terre, oignons en cube avec de l'aneth, fromage, courgettes grillées parsemées d'aneth, et des herbes (ciboulette, civette, aneth, coriandre, basilic rouge). Le plat est constitué de feuilles de vigne farcies et de choux farcis, accompagnés d'une sauce au yaourt. En boisson, du jus de cerise. En dessert, un millefeuille. Ça a été le meilleur repas de tout le voyage. L'après midi est occupée par la visite de la distillerie de brandy Ararat. Pour le dîner, nous sortons et allons au Pop Iavok, un café jazz. Au menu une salade de tomate et concombre avec des aubergines grillées, puis un steak frites avec oignons et une salade de choux et carottes. En dessert, un plateau de fruit (banane, fraises, orange, cerises, mures du murier, prunes vertes, abricots verts et pommes vertes). Le dîner est gâché par la musique, un mélange de reprises trop connues et de titres tellement mal joués qu'on ne les reconnaît pas. En plus, la musique est trop forte pour pouvoir gouter soit du menu, soit de la musique.

Le 06 juin, petite modification du rituel, levé 8h00, petit déjeuner 9h00 et départ 10h00. Direction la cathédrale l'Illuminateur d'Erevan, puis visite du musée Martiros Sarian, où les photos sont interdites.

Martiros Sarian ou Saryan (en arménien Մարտիրոս Սարյան ; né le 28 février 1880 à Rostov-sur-le-Don, mort le 5 mai 1972 à Erevan) est un peintre arménien né en Russie. Il est souvent considéré comme le père de la peinture arménienne moderne.

Le plus grand lieu de culte chrétien de la capitale a été achevé en 2001. Il s'agit de la cathédrale Sourp Krikor Loussavoritch qui a été construite pour célébrer le 1 700e anniversaire de l'adoption du christianisme comme religion d'état par l'Arménie en 301 ; elle est d'ailleurs parfois surnommée l'église de l'anniversaire. Elle est en fait composée de trois églises, une principale de 1 700 places (référence à l'anniversaire) et deux autres plus petites, d'une capacité de 300 places et occupe une superficie de 3 200 m².

Le reste de la matinée est consacrée au Vernissage (parc Sarian où exposent des peintres).

A midi, nous mangeons au Pandok Yerevan. En entrée salade tomate concombre, salade verte avec de la semoule à la tomate et salade verte et œufs durs en miette et céleri. Puis une soupe de bouillon de bœuf et champignons. Le plat est un goulasch saupoudré d'aneth et une purée de pommes de terre. En dessert baklavas.

L'après midi est consacrée à la visite du Mémorial du Génocide.

Le monument le plus important symboliquement est le mémorial du Génocide arménien, appelé Tsitsernakaberd, du nom de la colline surplombant la ville sur lequel il se situe. Sa construction a débuté en 1966 et s'est achevée en 1968.

Le dîner se passe au Troubadour dans le parc de l'Amour (qui est situé en face de la résidence du Président de la République). Le parc est très très propre, il est vrai que les interdictions et amendes sont nombreuses. Par exemple, il est interdit de fumer dans le parc (5 000 drams d'amende), il est interdit de manger des graines de tournesol (5 000 drams), il est interdit de monter aux arbres (10 000 drams), il est interdit de monter sur les rochers (10 000 drams), il est interdit de promener un chien (5 000 drams). Et la liste est encore longue.

Au menu de ce restaurant haut en couleur qui se veut moyenâgeux, en entrée une soupe de haricots rouges et noix, puis des crêpes fourrées à la viande hachée à la crème. En plat du poulet grillé avec une purée de pommes de terre et une salade de choux. En dessert, un plateau de fruit (orange, fraises, cerises, kiwi, pommes et banane).

Les repas sont de plus en plus mauvais et de plus en plus quelconque. Le guide fait il des économies sur le dos des touristes? Ça doit être ça, car je ne pense pas que l'on mange mal en Arménie (le début du séjour nous l'avait montré). C'est vrai qu'en regardant les cartes des différents restaurants, on se rend compte que l'on a le cadre mais rien dans l'assiette. J'espère pour le guide que ça lui permet d'arrondir ses fins de mois, car sinon on mange mal pour rien …

Le soir, on profite d'un temps clément pour se rendre place de la République pour voir le spectacle des Fontaines Lumineuses.

La place de la République (Hanrapetutyan Hraparak) est la place centrale d'Erevan. Elle est entourée du musée national de l'Histoire de l'Arménie, du ministère des Affaires étrangères, du ministère des Transports et Communications, du bâtiment du gouvernement, du bureau de poste principal, de l'hôtel Marriott Armenia et du parc aux 2750 fontaines.

De nos jours, la place est le lieu de rencontre des Erevantsis pour toutes les grandes occasions : Nouvel An, fête de fin d'année scolaire, Fête nationale (21 septembre) et plus récemment le concert de Charles Aznavour en 2006 pour l'ouverture de l'année de l'Arménie.

En 2007, les fontaines de la place sont rénovées et depuis leur réouverture, le public peut admirer tous soirs d'été des jeux d'eaux et de lumières musicaux.

Par gillou - Publié dans : gillou45
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