Sixième jour, et le deuxième à Boukhara. Comme d'habitude, levé à 7h30 et départ à 8h30.
Visite du tombeau du soufi Bakhaouddin Nakhchbandi. Il vivait au 14ième siècle et c'est un lieu important de pélerinage. Un vieil arbre mort est censé guérir toute personne parvenant à arracher
un morceau de son écorce. Mais depuis le temps, le tronc est lisse et dur comme la pierre. Alors une foule de gens passe sous son tronc en se frottant le dos pour qu'il soit guéri ou pour n'avoir
jamais mal au dos.
La journée se poursuit par la visite du palais d'été, le Sitoraï Makhi Khosa.
Le parc d'une surface de 6,7 ha contient des parcelles d'arbres fruitiers, un bassin, des canaux et des pavillons, dont une Tchaïkhana ou Maison
de thé. Le pavillon du nord, jouxtant le bassin, était le harem, avec sa cour intérieure encadrée par une double galerie d'arcades. Selon la légende, l'Emir admirait ses femmes qui se baignaient
dans le bassin, du haut de la galerie qui domine le bassin. Il lançait une pomme à la jeune promise qui devait lui consacrer la nuit.
Ce pavillon est transformé en exposition de tapis et suzani, occasion pour un marchand de vendre ses produits. Le suzani est une toile de coton brodée. Son nom signifie " aiguille, broderie ".
Les plus belles sont brodées de soie, les moins fines sont brodées au fil de coton. Plusieurs femmes travaillent de longues bandes qu'elles assemblent par la suite ; ceci explique qu'il y a
parfois des différences de couleur, ou même des raccords de motifs imparfaits. Les plus belles suzani n'ont pas de tels défauts. A l'origine, les suzani étaient destinés à recouvrir le lit des
jeunes mariés, c'était une des pièces indispensables de la dot qu'apportait la femme à son mariage. Par la suite, ils furent utilisés comme panneaux muraux. Les symboles représentés avaient un
rôle protecteur, comme l'arbre de vie accompagné d'un coq. L'arbre était le symbole de fertilité, et le coq, celui qui annonce le soleil, la fin des ténèbres, et repousse les esprits malins. Le
soleil, la feuille de vigne, la grenade, le piment sont d'autres motifs traditionnels pour souhaiter une vie de bonheur (le soleil), une longue vie (la vigne), la fertilité (la grenade qui a
beaucoup de graines dans son fruit) ou repousser les mauvais esprits.
Delà nous nous rendons vers un autre monument qui est en dehors de la vieille ville :
le Tchor Minar. Son nom signifie " quatre minarets " et il est effectivement doté de quatre minarets. A l'origine, c'est l'entrée d'une madrasa construite par un riche négociant ; la madrasa a
été démolie en 1809 et seuls restent les minarets. Le mécène avait quatre filles, chacune avec son caractère particulier. Il leur a dédié à chacune une tour. À côté, un bassin est en contrebas de
la voirie. Le niveau de la chaussée a monté, sans doute suite aux destructions dont les débris ont été réutilisés en fondations. Il y avait à l'origine quatre bassins mais trois ont été ensablés
pour éviter la prolifération d'insectes nuisibles. Cela n'a pas empêché le salpêtre de se déposer à la base des murs de briques, signe que l'humidité est présente. On nous dit que cela vient de
la remontée de la nappe phréatique à la suite de l'irrigation excessive de l'oasis. Ce phénomène est apparu au XXe siècle. On remarque aussi des morceaux de poutre en bois enchâssés
dans le mur : ce sont les embouts d'échafaudage qui étaient inclus dans la construction. On a scié la poutre et laissé l'extrémité à la fin des travaux.
Une famille garde le monument et fait payer pour monter à l'étage. Ils ont installé une buvette à leur garage et, une boutique d'artisanat classique (voilage tissus, céramique) dans le hall du
monument.
Cinquième jour. Réveil 7h30 - Départ 8h30.
Visite de la vieille ville. Premier arrêt, l'ensemble Po I Kalon. C'est le centre religieux de Boukhara la Sainte. La place sépare la madrasa Mir i Arab de la mosquée Kalon. Sur cette place se
tenait le marché au coton.
Visite du minaret Kalon, symbole de la ville. Il domine à plus de 48 mètres et date de près de neuf siècles. La légend veut que Gengis Khan, dans un unique geste d'humilité, se soit prosterné
devant le grand minaret et ait ordonné de l'éargner durant le siège de la ville. Plus vraisemblablement, il a demandé sa sauvegarde comme point d'observation et comme tour de guet.
La mosquée Kalon sert de mosquée jumi (mosquée du Vendredi). Elle a été bâtie pour accueillir la totalité de la poulation. C'est l'une des plus ancienne mosquée d'Asie Centrale mais aussi la
seconde par sa capacité (12 000 personnes). Seule la mosquée Bibi Khanoum à Samarcande était plus vaste.
Face à cette mosquée, la madrasa Mir I Arab.Il s'agit de la plus prestigieuse madrasa d'Asie Centrale. Elle est à l'avant garde de la renaissance musulmane du pays. Pour des raisons
d'enseignement, le monument est fermé aux touristes.
Poursuite de la vivite par le souk aux bijoux, le Tok i Zargaron. C'est le plus grand des trois tok restants.
La madrasa Ouloug Beg est la plus ancienne des trois madrasas que Ouloug Beg fit construire.
La madrasa Abdoul Aziz Khan est étonnante par sa décoration.
Le Tim Abdoullah Khan était l'un es plus élégant centres commerciaux de Boukhara.
Le deuxième grand bazar a avoir survécu est le Tok I Tilpak Fourouchon, le bazar des chapeliers. C'est aussi là que se vendaient les livres les plusprécieux de toute le ville.
La mosqu"e Magok I Attari est la plus ancienne de la ville. Elle a été construite en lieu et place de sanctuaires païens,bouddhistes, zoroastriens.
Près du bassin et du complexe Liab I Haouz, l'âme de l'Asie Centrale se révèle. Bordé de tchaïkhana, le bassin date de 1602. C'est ici que les porteurs amenaient des outres remplies d'eau à leurs
riches clients. C'est le dernier et le plus grand bassin réservoir d'alimentation en eau de la ville.
La khanagha Nadir Divanbegi a été construite en même temps que le bassin. C'était un lieu de repos et de méditation pour les derviches.
La madrasa Nadir Divanbegi ferme le côté est du site. A l'origine constuite pour être un caravansérail, l'imam Kouli Khan félicita le constructeur pour sa foi et avoir construit une si belle
madrasa. Détail surprenant : la frise d'entrée aux motifs très peu religieux.
La madrasa Koukeldach est située côté nord du bassin. C'est la plus grande d'Asie Centrale( 60 m sur 80m).
Au sud de la place Liab i Haouz, s'étendait le quartier juif de la vieille ville.
Au centre de la place, se trouve une statue de Khodja Nasreddin.
Midi, repas avec salades,friands, soupe, brochettes de poulet avec riz et pommes de terre, fruits (abricots et cerises).
L'après midi poursuite de la visite.
Passage devant les vestiges des fortifications de la ville. Arrivée dans le parc Samani, où se déroulait une fête foraine, rires, bruit, manèges, odeurs de gateaux et de pain. Plus sérieux, la
visite du mausolée Ismaïl Samani. C'est l'édifice le plus ancien de a ville; conservé dans son état initial. Il a la forme d'un cube parfait en briques. Son architecure rappelle l'architecture
sogdienne, sassanide et zoroastrienne. Ce mausollée vieux de mille ans, est sacré pour plusieurs raisons. Lieu important de pélerinage, il regroupait à l'origine plusieurs tombes
d'émirs.
Bein avant que Boukhara n'existe, un millénaire peut être avant la naissance du prophète Mahomet, le prophète Job se trouvait au Zéravchanet fut témoin d'une terrible sécheresse. ne pouvant
laisser mourir de soif le peuple,il frappa la terre de son bâton et une source jaillit. Le mausollée Tchachma Ayoub ou tombeau de Job, commémore cet évènement. Sa coupole conique rappelle le
style des tentes des nomades du Khorezm. Il abrite un musée de l'eau, à la thématique très soviétique, mais aussi la source fraîche de Job.
Face à ce mausolée, se situe le mémorial al Boukhari. Sa façade représente un livre gigantesque entouré d'un croissant. Il possède une collection de hadith, paroles de Mahomet.
En cours de visite,notre groupe croise une vendeuse de pains. Celle ci par plaisir offre un pain à l'un des membres du groupe. Cette personne veut la payer mais la vendeuse refuse. Elle insiste,
la vendeuse finit par accepter et lui donne un deuxième pain, car elle vient de l'acheter. Voici le groupe avec deux magnifiques pains qui sont partagés. Ne pouvant tout manger, on en offre aux
passants dans la rue. Les rires fusent, la joie est communicative. Nulle malveillance, nulle méchanceté, juste le partage du pain dans la rue entre des touristes français et des ouzbeks.
La visite se poursuit par la mosquée Bolo Haouz avec son iwan haut de 12 mètres qui reste l'un des plus hauts, des plus beaux de l'Asie Centrale.
Toujours avec notre pain, il nous en reste un complet. Nous croisons une mendiante. Nous lui offrons le pain. Là, par contre, pas de sourire, ni de joie. Seul note argent semblait l'intéresser.
Pas de chance pour elle, nous ne lui donnons que du pain.
C'est vrai qu'en Ouzbekistan, nous n'avons pas vu de mendicité, sauf à Boukhara. Pourquoi là? mystère. Le guide nous explique ue les mendaints font partie de la minorité tzigane.
La forteresse de l'Ark est le symbole des émirs de Boukhara. Elle a été détruite en 1920 par un incendie provoqué lors de l'entrée des forces soviétiques dans la ville.
Fin de la visite par les madrasa Modar i Khan et Abdullah Khan.
Dîner à l'hôtel, avec salade, fromage, saucisse, yaourt, soupe, raviolis à la viande et aux oignons, fuits et patisseries.
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