Arménie - monastères

Publié le par gillou

Le 03 juin, levé à 7h30, petit déjeuner 8h30 départ à 9h30. C'est bien les vacances, on est réglé comme une horloge. Au petit déjeuner, nous avons du pain, de la confiture d'abricot, beurre, des saucisses et des œufs durs.

On longe le lac de Sevan direction le monastère d'Haghartsin.

Le monastère de Haghartsin ou Haghardzin (en arménien Հաղարծին) est un monastère arménien situé dans le marz de Tavush, non loin de la localité du même nom, sur le territoire de la communauté rurale de Teghut. Il se dresse dans une petite vallée boisée reliée à celle de l'Aghstev, au nord-est de l'Arménie.

Un premier monastère est fondé au Xe   XIe siècle mais est saccagé lors des invasions seldjoukides. Il est refondé à la fin du XIIe siècle par le poète, musicien et musicologue Khatchatour Taronetsi, qui y établit une école de musique. Haghartsin se développe ensuite pendant le XIIIe siècle, malgré une interruption pendant les invasions mongoles, et reste occupé jusqu'à la soviétisation du pays en 1920. Il est restitué à l'Église apostolique arménienne après l'indépendance et fait depuis 2008 l'objet d'une restauration en profondeur.

Les principaux bâtiments du monastère sont Sourp Grigor (« Saint-Grégoire », Xe siècle) et son gavit (1213), Sourp Stepannos (« Saint-Étienne », 1244), Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu », 1281) et le réfectoire (1248).

Les principaux bâtiments du monastère sont Sourp Grigor et son gavit, Sourp Stepannos, Sourp Astvatsatsin et le réfectoire.

Sourp Grigor (« Saint-Grégoire ») est la plus ancienne des églises de Haghartsin ; probablement bâtie au Xe siècle, cette croix inscrite cloisonnée est restaurée en 1184 et est surmontée d'un tambour cylindrique à l'intérieur et octogonal à l'extérieur, soutenu par des trompes et coiffé d'un dôme pyramidal. Si son appareil est grossier à l'intérieur, il est soigné à l'extérieur. Sa façade méridionale est dotée d'un cadran solaire.

Le Katoghike, une mononef à voûte en berceau et à toit en bâtière, est érigé en 1194 contre la façade septentrionale de Sour Grigor. Elle contient probablement à son entrée la tombe de Khatchatour Taronetsi.

Contigu à la façade occidentale de Sourp Grigor, le gavit, remontant probablement à la fin du XIIe siècle mais reconstruit en 1213 par Ivanê Zakarian, est une salle à quatre colonnes supportant une coupole pyramidale à huit pans surmontée d'un erdik (type local de lanterneau) ; les plafonds des autres compartiments sont plats et ornés de rosettes, sauf à l'est où sont représentés trois personnages (deux sont identifiés comme étant l'intendant Siméon et le père Daniel). Le portail du gavit se situe à l'ouest et est orné d'un double chambranle complété d'inscriptions et surmonté d'une composition en croix centrée sur une fenêtre. Le mausolée kiourikide est contigu à sa façade méridionale.

Érigée en 1244 à l'est de Sourp Grigor, Sourp Stepannos (« Saint-Étienne ») est une petite croix inscrite cloisonnée ouverte à coupole en basalte surmontée d'un tambour cylindrique à coiffe conique. Les façades septentrionale, orientale et méridionale sont percées de niches coquillées reliées par une bande. Elle est aujourd'hui utilisée pour les baptêmes.

À l'intérieur de l'église, un tympan a été déposé : représentant la Vierge adorée par deux personnages, il s'agit peut-être du tympan du gavit de l'église, aujourd'hui en ruine. C'est dans cette église que l'on dit la messe du dimanche à présent.

Enfin, au sud-est de l'église s'élève un noyer qui serait contemporain de sa construction.

Un réfectoire est érigé en 1248 à flanc de colline, près de l'entrée du site, par l'architecte Minas. Il s'agit d'une longue salle au décor dépouillé et divisée en deux carrés par deux piliers soutenant deux paires d'arcs croisés ; les deux espaces sont chacun surmontés d'une coupole à erdik. La seule décoration intérieure consiste en stalactites et coquilles disposées au bas et sur les côtés des coupoles ; à l'extérieur, la décoration se résume à quelques stalactites au sud-est. Ce réfectoire est aujourd'hui utilisé comme salle des fêtes.

À l'est du réfectoire se situent les vestiges de divers bâtiments fonctionnels.

Enfin, le site compte de nombreux khatchkars ; en particulier, celui dressé près de la porte méridionale de Sourp Astvatsatsin est l'œuvre du sculpteur Poghos.

Le long de la route, en longeant le lac, nous croisons des vendeurs ambulants qui proposent du poisson ou du maïs. Les vendeurs de poisson montrent la taille de leurs prises avec leurs bras. Au vu de leurs gestes, ils ont tous pêché Nessie.

Ensuite visite du monastère de Gochavank.

Gochavank ou Goshavank (en arménien Գոշավանք, « monastère de Goch » ; anciennement Nor-Getik, Նոր Գետիկ, « Nouveau Getik ») est un monastère arménien situé dans la communauté rurale de Goch dans le marz de Tavush, non loin de la ville actuelle de Dilidjan, au nord-est de l'Arménie. Le complexe a été édifié du XIIe au XIIIe siècles durant la période zakaride ; il est actif jusqu'à la fin du XIVe, puis du XVIIe au XIXe siècles.

L'église principale du monastère, Sainte-Mère-de-Dieu (Sourp Astvatsatsin), est précédée d'un gavit ; deux autres églises (Sourp Grigor et Sourp Grigor Lousavorich), plusieurs chapelles et une bibliothèque complètent le site. Le monastère porte le nom de son fondateur, le fabuliste, juriste et théologien Mkhitar Goch.

Aujourd'hui désaffecté sur le plan religieux et restauré en deux phases aux XXe et XXIe siècles, il est une attraction touristique régionale.

Assez proches les uns des autres en termes d'urbanisme monastique, les principaux bâtiments du monastère sont les églises Sourp Astvatsatsin, Sourp Grigor, Sourp Grigor Lousavorich et la bibliothèque.

La principale église du complexe est Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu »), érigée du vivant de Mkhitar, de 1191 à 1196, consacrée en 1197 et restaurée au XIIIe siècle. Cette croix inscrite reprend le plan de la salle à coupole, avec les pièces d'angle ouest largement ouvertes. Elle est surmontée d'un tambour cylindrique orné d'entrelacs et d'un dôme conique supportés par des arcs brisés et quatre pendentifs. Ses murs sont ornés à l'extérieur de niches triangulaires à l'est et au sud, et sont percés par l'entrée principale (donnant sur le gavit à l'ouest) et par une autre entrée au nord.

Sourp Astvatsatsin est complétée à l'ouest d'un gavit érigé de 1197 à 1203 et de 1231 à 1241. Ce quadrilatère à la structure interne cruciforme est centré sur sa coupole à huit pans, laquelle est supportée par quatre colonnes et par quatre arcs, et est complété dans ses coins est par deux chapelles. Son portail est situé à l'ouest et est orné d'un chambranle cintré inscrit dans un autre chambranle rectangulaire à chaîne seldjoukide.

Au sud de l'église principale a été bâtie l'église Sourp Grigor (« Saint-Grégoire », 2), achevée en 1231. Son plan est similaire à celui de Sourp Astvatsatsin, avec sa structure en croix inscrite complétée de deux chapelles à l'est et surmontée d'un tambour et d'un dôme ; ses façades sont ornées de niches, excepté à l'ouest où se trouve son portail au chambranle cintré à la double chaîne seldjoukide.

Au sud du gavit se situe l'église Sourp Grigor Lousavorich (« Saint-Grégoire-l'Illuminateur »), érigée en 1231 (ou 1237) par le prince Grigor Tgha. Cette mononef à voûte en berceau est dotée à l'est d'une abside abritant l'autel et ornée de cinq niches, et de deux chapelles de coin. Son décor intérieur se distingue notamment par ses colonnes torsadées. Ses façades sont ornées d'arcades aveugles et de colonnes, la façade orientale étant en outre munie de trois fenêtres et de deux niches. La façade occidentale se distingue par le portail à l'ornementation sculptée complexe évoquant l'art musulman, avec son arc en accolade, ses étoiles et ses motifs végétaux. De part et d'autre du portail figuraient deux khatchkars, œuvres d'un certain Pavlos ou Poghos réalisées en 1291, « exceptionnels par leur raffinement » et rattachables à l'école du Vayots Dzor de Momik. Un seul subsiste sur place, le second étant exposé au musée d'histoire de l'Arménie.

Connecté à la façade septentrionale du gavit par une galerie couverte à quatre arcs, un bâtiment a été construit en 1291 et présente une structure inhabituelle pour l'architecture arménienne superposant deux croix inscrites surmontées d'une tour-clocher en rotonde. Œuvre des architectes Grigor et Zakios, il abrite la bibliothèque ou matenadaran et une chapelle (premier étage) dédiée aux archanges Gabriel et Michel. L'ensemble est supporté par une double paire d'arcs croisés, dont quatre coins ainsi formés sont ornés de stalactites, et par quatre paires de colonnes, et est doté de fenêtres sur trois des façades. L'accès à l'étage supérieur est assuré par un escalier extérieur adossé à la façade occidentale. Les ruines du réfectoire du monastère, un second gavit probablement autrefois doté d'un toit en bois, sont situées directement à l'ouest de ce bâtiment.

Le site est complété par deux chapelles adossées au sud-est du gavit, ainsi que d'une autre aujourd'hui en ruines à l'est de Sourp Grigor. Le complexe était en outre entouré de murs, dont presque rien ne subsiste.

Enfin, à l'écart au sud-ouest se dresse la chapelle funéraire de Mkhitar Goch, Sourp Gevork (« Saint-Georges »), une chapelle cruciforme bâtie en 1254 (ou 1255). Le caveau du fondateur du monastère n'a quant à lui pas subsisté.

À midi, pause au restaurant Getape à Dilidjan. Au menu : salades (tomates concombres, fromages), puis une soupe à l'oseille avec des lentilles et pommes de terre. Ensuite des galettes de veau hachées et du sarrasin. En dessert des fruits (kiwi, orange, banane, fraises, cerises).

L'après midi est consacrée à la visite de Tsakhkadzorh.

Montée en téléphérique au mont Téghénis (1845m), la seule station de ski du pays.

Puis visite de la petite église de la Sainte Résurrection.

Pour finir, visitee du monastère de Kètcharis.

Ketcharis ou Kecharis (en arménien Կեչառիս), ou également Ketcharouk ou Ketcharouyk, est un monastère arménien situé à Tsakhkadzor, dans le marz de Kotayk, en Arménie. Cet important centre médiéval d'enseignement a été construit entre les XIe et XIIIe siècles par diverses familles de la noblesse arménienne. Le site se compose de trois églises, dont une dotée d'un gavit, de deux chapelles, et est complété par une quatrième église quelque peu à l'écart. Sa rénovation s'est achevée en 2001.

Le complexe se distingue des autres monastères arméniens en ce que le gavit, les trois églises et les deux chapelles qui le composent sont exactement alignés sur un angle droit (au nord et à l'est), Sourp Grigor en occupant le centre.

L'église principale Sourp Grigor (« Saint-Grégoire ») a été érigée en 1033 par Grégoire Magistros. Il s'agit d'une traditionnelle salle à coupole complétée à l'est de deux salles d'angle à deux étages, séparées de l'abside par des niches dièdres reliées par une triple arcature. Les murs intérieurs sont creusés d'alcôves. Le décor extérieur du bâtiment est discret ; six arcatures ornent ainsi le tambour circulaire surmonté d'une coupole cônique. L'entrée occidentale est dotée d'un tympan représentant une deisis entourée d'anges (XIIIe siècle).

Ce tympan communique avec le gavit de 1200-1206. Ce bâtiment carré comportent huit demi-colonnes et quatre piliers supportant une coupole tronquée à base octogonale. Son extérieur se distingue par la présence de rosettes et de vases, par les arcs des fenêtres, par le portail arqué à colonnes et par la frise ciselée de la coupole.

Directement au sud de Sourp Grigor à laquelle elle est reliée par deux petites chapelles (dont la plus proche est la chapelle funéraire de Grégoire Magistros) se situe Sourp Nshan (« Saint-Signe »), de 1051 ; il s'agit d'une nef à coupole. Elle est surmontée d'un tambour circulaire décoré de six arcatures et troué de deux oculi.

Au sud de Sourp Nshan, le Katoghike (« cathédrale ») a été terminé en 1214 et conçu sur un plan de croix inscrite à coupole, avec quatre chapelles d'angle à deux étages. Le bâtiment est doté d'un riche décor : une grande croix sur la façade ouest, des niches coquillées sur les façades sud et est, et des escaliers à degrés. Le tambour circulaire est orné de douze arcatures et d'une chaîne seldjoukide. Son architecte, un dénommé Vetsik, s'est vu consacré un khatchkar, encore présent sur place, muni d'un piédestal et d'une corniche saillante. D'autres khatchkars sont également présents.

Le dernier bâtiment du monastère, la chapelle funéraire Sourp Haroutioun (« Sainte-Résurrection »), est situé à 120 m à l'ouest et date de 1220. Cette nef est surmonté d'un tambour circulaire et d'une coupole. Elle est précédée d'un gavit à voûte en berceau et supporté par une colonne médiane.

En rentrant à Erevan, on passe à côté des mines d'obsidienne. Petit arrêt au bord de la route pour y ramasser quelques débris.

Le dîner se passe au restaurant Mimino (restaurant géorgien). Le repas est constitué en entrée de taboulé et d'une salade de petit pois, jambon et maïs avec une sauce à la crème et à l'aneth. Puis une tarte géorgienne (du fromage fondu dans une pâte). Le plat est un ragout géorgien (bœuf, oignons, sauce épicée et pommes de terre). En dessert une tarte sucrée. Pas terrible.

Publié dans gillou45

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