Arménie - Amberd - Hovhannavank - Cathédrale Erevan

Publié le par gillou

Le 05 juin, petit rituel du matin aux mêmes heures. Départ vers Amberd. En route, on visite le site où sont représentés l'ensemble des khachkars en forme des lettres de l'alphabet arménien. Ce site a été édifié lors de la chaîne humaine qui faisait le tour du Mont Aragatz. Sur la route de la citadelle, le bus tombe en panne. L'attente dure 1h30 avant que des locaux nous prennent « en stop » avec leurs voitures. Nous voici reparti vers la citadelle. Après la visite, on retrouve le bus qui a réussi à réparer. Direction le monastère d'Hovhannavank. On y voit plusieurs moutons à l'oreille coupée. Le guide nous explique que ces moutons servent au sacrifice rituel. Les croyants font sept fois le tour de l'église avec le mouton, ils coupent un bout de l'oreille du mouton et font le signe de croix sur le front des enfants avec le sang. Le mouton est ensuite sacrifié et mangé. La tradition veut également que de la viande soit donnée à sept personnes différentes.

Hovhannavank (en arménien Հովհանավանք) ou monastère Saint-Jean est un monastère arménien situé dans le marz d'Aragatsotn, à une vingtaine de kilomètres au nord d'Erevan, dans la vallée du Kasakh.

Ce monastère des IVe et XIIIe siècles se compose principalement d'un Katoghike (« cathédrale »), d'un gavit et de l'église Sourp Karapet (« Saint-Jean-le-Précurseur »). La restauration de ce monastère voisin de celui de Saghmosavank est en cours depuis les années 1980.

Les principaux bâtiments de Hovhannavank sont le Katoghike, le gavit et Sourp Karapet.

Le Katoghike (« cathédrale ») a été érigé par Vatché Vatchoutian en 1216-1221 et est une croix inscrite cloisonnée fermée, dotée de deux chapelles d'angles à deux étages, avec accès par escaliers pour les deux chapelles occidentales, et surmontée d'un tambour à douze faces et d'un dôme. Son autel est décoré d'étoiles et de pentagones. L'église est cependant principalement connue pour le tympan de son portail, représentant la parabole des Vierges sages et des Vierges folles (Matthieu, 25, 1-13), bien que les personnages entourant le Christ soient barbus.

Le gavit date de 1250 et sert à la fois au Katoghike et à Sourp Karapet, ce qui le décale vers le nord par rapport à la première église. Il est doté d'une coupole supportée par quatre piliers et surmontée d'une rotonde à douze colonnes, probablement de 1274 ; il contient en outre différents khatchkars. Sa façade occidentale est fortement ornementée, avec notamment le portail et la fenêtre le surmontant.

Adossée à la façade septentrionale du Katoghike, Sourp Karapet (« Saint-Jean-le-Précurseur ») est une mononef à voûte en berceau qui daterait du IVe siècle et dont le toit de bois aurait été remplacé par un toit en pierre en 55. À cette occasion, ses murs longitudinaux ont été renforcés par des piliers.

Le monastère est enfin complété par les ruines d'une chapelle des IVe et Ve siècles, par les fortifications et par une colonne commémorative de 1311.

Ensuite le déjeuner se passe chez l'habitant, une pharmacienne qui nous reçoit chez elle à Achtarak. En entrée salade verte, , pommes de terre, oignons en cube avec de l'aneth, fromage, courgettes grillées parsemées d'aneth, et des herbes (ciboulette, civette, aneth, coriandre, basilic rouge). Le plat est constitué de feuilles de vigne farcies et de choux farcis, accompagnés d'une sauce au yaourt. En boisson, du jus de cerise. En dessert, un millefeuille. Ça a été le meilleur repas de tout le voyage. L'après midi est occupée par la visite de la distillerie de brandy Ararat. Pour le dîner, nous sortons et allons au Pop Iavok, un café jazz. Au menu une salade de tomate et concombre avec des aubergines grillées, puis un steak frites avec oignons et une salade de choux et carottes. En dessert, un plateau de fruit (banane, fraises, orange, cerises, mures du murier, prunes vertes, abricots verts et pommes vertes). Le dîner est gâché par la musique, un mélange de reprises trop connues et de titres tellement mal joués qu'on ne les reconnaît pas. En plus, la musique est trop forte pour pouvoir gouter soit du menu, soit de la musique.

Le 06 juin, petite modification du rituel, levé 8h00, petit déjeuner 9h00 et départ 10h00. Direction la cathédrale l'Illuminateur d'Erevan, puis visite du musée Martiros Sarian, où les photos sont interdites.

Martiros Sarian ou Saryan (en arménien Մարտիրոս Սարյան ; né le 28 février 1880 à Rostov-sur-le-Don, mort le 5 mai 1972 à Erevan) est un peintre arménien né en Russie. Il est souvent considéré comme le père de la peinture arménienne moderne.

Le plus grand lieu de culte chrétien de la capitale a été achevé en 2001. Il s'agit de la cathédrale Sourp Krikor Loussavoritch qui a été construite pour célébrer le 1 700e anniversaire de l'adoption du christianisme comme religion d'état par l'Arménie en 301 ; elle est d'ailleurs parfois surnommée l'église de l'anniversaire. Elle est en fait composée de trois églises, une principale de 1 700 places (référence à l'anniversaire) et deux autres plus petites, d'une capacité de 300 places et occupe une superficie de 3 200 m².

Le reste de la matinée est consacrée au Vernissage (parc Sarian où exposent des peintres).

A midi, nous mangeons au Pandok Yerevan. En entrée salade tomate concombre, salade verte avec de la semoule à la tomate et salade verte et œufs durs en miette et céleri. Puis une soupe de bouillon de bœuf et champignons. Le plat est un goulasch saupoudré d'aneth et une purée de pommes de terre. En dessert baklavas.

L'après midi est consacrée à la visite du Mémorial du Génocide.

Le monument le plus important symboliquement est le mémorial du Génocide arménien, appelé Tsitsernakaberd, du nom de la colline surplombant la ville sur lequel il se situe. Sa construction a débuté en 1966 et s'est achevée en 1968.

Le dîner se passe au Troubadour dans le parc de l'Amour (qui est situé en face de la résidence du Président de la République). Le parc est très très propre, il est vrai que les interdictions et amendes sont nombreuses. Par exemple, il est interdit de fumer dans le parc (5 000 drams d'amende), il est interdit de manger des graines de tournesol (5 000 drams), il est interdit de monter aux arbres (10 000 drams), il est interdit de monter sur les rochers (10 000 drams), il est interdit de promener un chien (5 000 drams). Et la liste est encore longue.

Au menu de ce restaurant haut en couleur qui se veut moyenâgeux, en entrée une soupe de haricots rouges et noix, puis des crêpes fourrées à la viande hachée à la crème. En plat du poulet grillé avec une purée de pommes de terre et une salade de choux. En dessert, un plateau de fruit (orange, fraises, cerises, kiwi, pommes et banane).

Les repas sont de plus en plus mauvais et de plus en plus quelconque. Le guide fait il des économies sur le dos des touristes? Ça doit être ça, car je ne pense pas que l'on mange mal en Arménie (le début du séjour nous l'avait montré). C'est vrai qu'en regardant les cartes des différents restaurants, on se rend compte que l'on a le cadre mais rien dans l'assiette. J'espère pour le guide que ça lui permet d'arrondir ses fins de mois, car sinon on mange mal pour rien …

Le soir, on profite d'un temps clément pour se rendre place de la République pour voir le spectacle des Fontaines Lumineuses.

La place de la République (Hanrapetutyan Hraparak) est la place centrale d'Erevan. Elle est entourée du musée national de l'Histoire de l'Arménie, du ministère des Affaires étrangères, du ministère des Transports et Communications, du bâtiment du gouvernement, du bureau de poste principal, de l'hôtel Marriott Armenia et du parc aux 2750 fontaines.

De nos jours, la place est le lieu de rencontre des Erevantsis pour toutes les grandes occasions : Nouvel An, fête de fin d'année scolaire, Fête nationale (21 septembre) et plus récemment le concert de Charles Aznavour en 2006 pour l'ouverture de l'année de l'Arménie.

En 2007, les fontaines de la place sont rénovées et depuis leur réouverture, le public peut admirer tous soirs d'été des jeux d'eaux et de lumières musicaux.

Publié dans gillou45

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