Arménie - Khor Virat - Sevan

Publié le par gillou

Le 02 juin, réveil à 7h30, petit déjeuner à 8h30 (le même que le jour d'avant), départ à 9h30.

Direction Khor Virat, et son superbe monastère. Le long de la route, certaines images sont frappantes : on voit beaucoup d'usines, de fermes, d'hôtels abandonnés suite à l'indépendance du pays. Depuis cette date, ils sont laissés en l'état et ils tombent en ruine. A côté des constructions neuves se dressent ou sont en cours de construction. Rien de ce qui peut rappeler la période soviétique n'est utilisé, même pas les grues ou les matériaux de construction. rien n'est démoli ou recyclé.

Au monastère de Khor Virat, on voit des arbres remplis de bouts de tissus servant d'ex voto. De là, la vue sur la mont Ararat est magnifique.

Khor Virap (en arménien Խոր Վիրապ) est un monastère arménien situé dans la région d'Ararat, non loin d'Erevan, la capitale. Il est dominé par le mont Ararat.

Le monastère de Khor Virap est le premier lieu saint de l'Arménie chrétienne.

Moïse de Khorène raconte dans son Histoire de l'Arménie comment le roi Tiridate IV d'Arménie (ou Trdat) pourchassa et persécuta les chrétiens au Ve siècle. Grégoire (Krikor) Loussavoritch, futur Grégoire l'Illuminateur, fut jeté aux oubliettes (« Virap ») dans une fosse. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire ; Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L’Arménie devient alors le premier pays chrétien. Le catholicos Nersès III Chinanar dit le constructeur fit édifier, au VIIe siècle, une église au-dessus de la fosse.

Ce qui est certain, c'est que le monastère a été fondé au VIIe siècle. Au XIIIe siècle, il a été reconstruit et est devenu célèbre grâce à son université, fondée en 1225 par le religieux Vardan Areveltsi. Beaucoup de manuscrits de cette époque ont été retrouvés, qui sont actuellement conservés au Matenadaran d'Erevan.

Vers le XVIIe siècle, les bâtiments du monastère se dégradèrent en même temps que l'Arménie déclina économiquement. Il fallut donc envisager une reconstruction du lieu. De 1666 au 6 avril 1696, David Viraptsi s'y affaira. Il reconstruisit l'église Sainte-Mère-de-Dieu (en arménien Atvatsatsin) avec d'autres bâtiments qui furent détruits par le séisme du 4 juin 1679. Ces derniers seront à nouveau reconstruits par David Viraptsi entre les années 1680 et 1695.

Khor Virap, très touristique, est actuellement classé comme monument historique.

Le monastère est composé d'une église principale, Atvatsatsin, mais aussi d'une autre église plus petite, Saint-Georges ou chapelle Saint-Georges, d'un style architectural assez simple. Atvatsatsin possède un gavit (une sorte de narthex). On retrouve à l'intérieur des églises quelques fresques, mais les murs intérieurs sont le plus souvent nus et austères. Plusieurs bâtiments complètent ces deux églises, le tout étant entouré par de puissants remparts.

Direction Surenavan pour le déjeuner, sur les pylônes électriques, on voit plusieurs nids de cigogne.

Au menu des salades (tomates, concombres, choux carottes, fromages, aneth), puis du poulet grillé et des pommes de terre. En dessert, des fruits (bananes, pommes, kiwi, cerises, fraises).

Sur la route, on aperçoit des camions d'immatriculation inconnue. Le guide nous apprend qu'il s'agit de camions iraniens et que le commerce entre les deux pays est très courant et habituel.

En chemin, nous visitons le monastère de Novarank et son canyon. Petit arrêt phot pour l'église de la Mère de Dieu d'Erani (XIVème siècle).

Nous arrivons au caravansérail de Sélim (Soulema) où nous nous arrêtons pour le visiter et admirer le panorama.

Le caravansérail de Sélim ou de Soulèma est un caravansérail datant de 1332 situé dans le marzde Vayots Dzor en Arménie. Ce caravansérail est le mieux préservé d'Arménie.

Ce bâtiment en basalte alliant architecture arménienne et architecture islamique ne possède qu'une entrée (ce qui en facilitait la défense), un « sas extérieur » d'inspiration musulmane surmonté d'une niche et orné de stalactites ainsi qu'à gauche d'une chimère et à droite d'un bœuf.

La pièce principale est une trinef d'orientation ouest-est divisée par huit paires de pilliers carrés reliés par des arcs. Les nefs latérales plus petites étaient réservées aux voyageurs et la nef centrale à leurs animaux. Elles sont toutes trois dotées de voûtes en berceau sur arcs-doubleaux, dont la centrale est percée de trois lucarnes ornées de stalactites, apportant lumière et aération ; le tout est recouvert d'un toit en bâtière à faible pente.

D'après une inscription en arménien sur ses murs, le caravansérail est construit en 1332 par le prince Chesar Orbélian, sous le règne du khan Abou Said, comme en témoignent deux inscriptions sur place, en arménien et en persan. Sa position isolée lui vaut d'être le caravansérail le mieux préservé d'Arménie, après deux restaurations en 1956-1958 et en 1961.

Petit arrêt à Noradouz pour y découvrir les khachkars.

Noradouz compte une église dédiée à la Sainte-Mère-de-Dieu (construite au IXe siècle) et un site exceptionnel de tombes médiévales. Ces pierres tombales sont appelées khatchkars. Noradouz est le lieu le plus important de khatchkars en Arménie. L'endroit est complété par une chapelle dédiée à Saint-Grégoire, construite au XIIIe siècle.

Nous arrivons enfin au lac Sévan et visitons le monastère du même nom sur la presqu'île. En contrebas, nous pouvons voir le séminaire encore en activité.

Le lac Sevan (en arménien Սևանա լիճ), ou mer de Gegham (Գեղամա ծով) dans l'Antiquité est le plus grand lac d'Arménie, « véritable mer intérieure de 1 400 km2(deux fois et demie le lac Léman) dotée du reste d'un régime à certains égard marin. »

Sevanavank (en arménien Սևանավան

«monastère de Sevan » ; anciennement Sevank, « monastère noir »), ou monastère des Saints-Apôtres de Sevan, est un monastère arménien situé sur une péninsule du lac Sevan, dans le marzde Gegharkunik en Arménie. Le monastère est fondé en 874 par la princesse Mariam Bagratouni et à l'initiative du futur Catholicos Machtots, sur l'emplacement d'un monastère du IVesiècle détruit par les Arabes.

Traversant les siècles, Sevanavank est partiellement détruit dans les années 1930. Il n'en subsiste que deux églises, Sourp Arakelots (« Saints-Apôtres ») et Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu »), aujourd'hui parties intégrantes du séminaire adjacent, l'Académie théologique Vazkenian. Le monastère est en outre un des lieux les plus visités par les touristes en Arménie.

Les deux églises du complexe, Sourp Arakelots et Sourp Astvatsatsin, font partie des premières illustrations dans l'architecture arménienne du passage de la croix libre à la croix inscrite. Les noms des deux églises ont changé au cours des siècles : Sourp Arakelots est parfois appelée Sourp Karapet (« Saint-Karapet »), alors que Sourp Astvatsatsin est parfois nommée Sourp Arakelots.

Sourp Arakelots (« Saints-Apôtres ») est la plus petite des deux églises. Il s'agit d'une église à coupole triconque, complétée par une chapelle au sud-est et par un porche au sud-ouest, le tout sans décor. Ses trois absides semi-circulaires sont situées au nord, à l'est et au sud, et son carré central est surmonté de trompes transformant le tambour en octogone. Celui-ci est doté de quatre fenêtres et d'une coiffe conique à l'inclinaison accentuée lors des rénovations des XVIIe et XVIIIe siècles.

L'appareil de l'église est irrégulier, les parties hautes étant plus soignées ; les restaurations ont en outre laissé des traces grossières de mortier clair.

La seconde église, Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu ») est située au sud-est de la première, à laquelle elle ressemblait assez fort à l'origine : cette triconque a été agrandie ultérieurement par des espaces supplémentaires au nord-est et au nord-ouest, ainsi que par une chapelle au sud-est, le tout recouvert d'un enduit blanc à une époque indéterminée ; elle ne contient aucun décor. Son tambour, insuffisamment soutenu par des arcs à rouleau et par des pendentifs, revêt par compensation la forme irrégulière d'un cube aux angles arrondis ; durant les rénovations des XVIIe et XVIIIe siècles, des khatchkars et des fenêtres étroites lui ont été adjoints et sa coiffe a vu son inclinaison accentuée.

Accolé à la façade ouest de cette seconde église se trouvent les ruines d'un bâtiment contemporain, un gavit détruit dans les années 1930 ; il était de forme carrée et son toit était soutenu par des colonnes en bois et surmonté d'un erdik (un type de lanterneau). Il n'en subsiste que quatre chapiteaux en bois de facture remarquable (deux sont conservés au musée d'histoire de l'Arménie, deux autres au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg) représentant une paire de demi-palmettes en calice entourée de deux colombes, sur fond végétal ; ils sont datés du IXe siècle.

Des khatchkars sont dressés dans les ruines du gavit.

Des fondations d'autres bâtiments ont été retrouvées à proximité des deux églises : deux chapelles et une troisième église, Sourp Haroutioun (« Saint-Haroutioun »), située plus haut et déjà à l'état de ruines au XIXe siècle ; une croix en pierre sculptée par un certain Grigor en 1448 provenant de son mur occidental est aujourd'hui conservée au musée d'histoire de l'Arménie à Erevan.

Les entrées de l'édifice, situées au sud et à l'ouest, sont chacune munie d'une porte. La porte occidentale, datée d'avant 1176, est en noyer sculpté et représente une croix entourée de différents motifs, à la manière d'un khatchkar. La porte méridionale, également en noyer sculpté et œuvre d'un dénommé Abraham, date de 1486 et est remarquable de par sa composition illustrant la Pentecôte avec la descente du Saint-Esprit au centre, une iconographie issue de l'art de la miniature ; la partie supérieure représente le Christ des visions théophaniques. Toutes deux sont aujourd'hui conservées au musée d'histoire de l'Arménie à Erevan.

Un khatchkar « animé » se dresse à l'intérieur de Sourp Astvatsatsin et date de 1653. Œuvre de style naïf d'un certain Trdat, il est composé d'une scène de descente aux limbes (en bas), d'une crucifixion (au centre), et du Christ des visions théophaniques (en haut).

Le dîner se compose de salades (choux carottes, champignons pois chiches, tomates, concombres, petits pois et cornichons à la russe, salade verte et radis râpé), de poisson du lac grillé (plein d'arêtes) accompagné de pommes de terre grillées. En dessert un baklava.

En route pour l'hôtel Sevan, ancien hôtel de l'ère communiste. Notre chambre est au premier étage, il y a des ascenseurs mais ils ne fonctionnent pas, panne ou volonté de ne pas les mettre en route pour un groupe de touristes …...

Publié dans gillou45

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